Pandez-moi haut et court !

Voilà, je me suis planté ! A force de raconter tout ce qui me passe par la tête, et d’exprimer mon avis sur tout ce que je lis, à tort et à travers, cela devait arriver. Le déclic a été long à venir. Mais hier, il s’est produit brusquement, comme un éclair, non pas de génie, mais de réalisme : mon article précédent sur Panda ne vaut pas un clou. Pis, il me fait dire absolument n’importe quoi. Ce nouveau billet, en sorte de mea culpa, tendra à remettre tout à plat.

Hier donc, assis derrière mon PC à rédiger le texte spinné qui servira à une prochaine avalanche de communiqués de presse, j’entends prononcer la phrase suivante : « Avec Panda, Google va blacklister les sites qui sont mal écrits, qui comportent des fautes d’orthographe notamment »… !!??!??? Prêt à fustiger la personne qui vient de prononcer cette énormité – j’ai du mal avec ceux qui se présentent comme des experts en SEO et qui se permettent, par là, de raconter ce genre de connerie contre-vérité – j’ai soudain un flash : n’est-ce pas peu ou prou ce que je disais, moi-même, dans mon article intitutlé SEO et rédaction ? Je relis donc l’article et … ouf, soulagement : je n’étais pas allé si loin. Mais tout de même.

Je remets donc les choses à leur place : Google, peuchère, ne sait pas encore lire. Oui c’est la honte : il a l’âge d’être au collège et n’a toujours pas appris… mais ce n’est pas sa faute : il n’est pas humain ! Si certains de mes confrères ont très bien su me remettre les pendules à l’heure là-dessus (et cette blague sur Google est un clin d’oeil à ceux-là), je me suis aussi renseigné, lisant chez Laurent Bourelly un article assez révélateur, et chez Homo Economicus un autre qui m’a ouvert les yeux en me donnant une giffle. Alors voilà, oui, comme tout le monde (enfin beaucoup), je m’étais enflammé finalement : j’avais écrit ce qui me faisait plaisir, sans prendre de pincettes, et j’avais moi aussi fantasmé sur Panda (en tout bien tout honneur, s’entend).

Aujourd’hui, conscient de mon erreur d’hier, je suis me résigné en acceptant l’idée suivante : Non, Google ne verra pas quels efforts je déploie pour créer un contenu, non seulement unique mais aussi lisible, clair, syntactiquement et lexicalement correct. Il n’a pas le niveau. Tant pis ! Ou plutôt tant mieux : cela signifie simplement qu’il n’est pas aussi fort que ça et que l’algo, c’est juste… un algo !