Le SMO expliqué à Vince

Par Sylvain Fouillaud de NOVISEO

Après avoir lu les tenants et les aboutissants de la rixe sociale qui s’est déroulée un peu partout sur Twitter, sur le blog de Vince, sur le blog AxeNet, etc. Sachant qu’une part du débat a été lancée sur l’article que j’ai publié sur AxeNet à propos des points de focus SEO pour 2012, je décide d’intervenir ici-même.

Les réseaux sociaux et le SEO : mon point de vue

Pour commencer, le plus simple est d’expliquer ce que je pense de l’impact des réseaux sociaux sur le positionnement. Comme je l’ai dit sur le blog Axe Net, je considère que les tweets ont une influence sur le positionnement, certes peut-être pas aussi importante que les backlinks. Et encore, c’est à nuancer : tous les backlinks n’ont pas la même valeur, il en est sûrement de même pour les tweets. Un tweet avec une url sur le compte de Lady Gaga a peut-être plus d’impact qu’un même lien sur un forum lambda.
Ce qui est quasi certain, c’est que les tweets ont au minimum un impact sur l’indexation. Je remonte pas plus tard que ce matin : mon dernier article publié vantant le fait que la rédaction web est de la communication a été relativement bien tweeté dans les minutes suivant la publication, l’indexation a été plus rapide que d’habitude (quelques minutes ce matin, environ une heure habituellement). Si les tweets influent sur l’indexation, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer qu’ils influent sur le ranking. On verra ça d’ici quelques temps, je fais le test : une page nullement linkée et je l’espère massivement tweetée sur une expression clé peu concurrentielle (sinon on checkera les résultats dans deux ans…) mais pas ridicule non plus.
J’ai volontairement choisi de me cantonner à l’exemple d’un seul réseau social, Twitter en l’occurence, pour ne pas noyer les explications.

Vince, voilà ce que je pense du SMO

Maintenant, je pense que l’utilité principale des réseaux sociaux n’est pas le ranking. Certes, c’est un plus non négligeable : les moteurs possèdent ainsi gratuitement un système de “modération positive”, mais ce n’est pas ce qu’on doit forcément rechercher en premier lorsqu’on utilise les réseaux sociaux.
Plus j’avance dans le métier, plus j’ai l’impression d’avoir une vision globale. Si au départ seul le positionnement me paraissait important, aujourd’hui je penche plus vers une meilleure visibilité, simplement. Bon en fait je mens, je penche vers de grosses augmentations de CA, mais la visibilité est un moyen pour y parvenir. Une présence irréprochable dans les réseaux sociaux permet d’accroître cette visibilité et en même temps de passer pour le saint des saints si on se débrouille bien. Et c’est là-dessus qu’il faut mettre le doigt.
Faire du SMO ça se travaille, ça se réfléchit. On n’y va pas juste pour “y être”. Il faut avoir un but, et c’est également pour ça qu’il ne faut pas y aller dans la seule idée d’améliorer le positionnement du site principal. Le ranking n’est qu’un “incident agréable” que peut offrir une présence sociale, mais ce n’est pas là que réside sa force.
Le plus important réside dans les possibilités d’échange offertes. Il est possible d’échanger facilement avec le client/prospect. Il est possible de savoir ce que le client recherche : pratique pour une évolution dans la prochaine version du produit, ça fait moins de R&D pour la suite (enfin surtout moins de R). Il est possible de façonner son image, de la tailler avec précision comme le ferait Michel-Ange avec son David ou son Moïse. Je ne vais pas lister tous les exemple possibles, vous savez ce qu’il est possible de faire avec le web social.
Maintenant je vais évoquer quelques considérations auxquelles je n’ai jamais réellement pris le temps de penser mais qui peuvent être à creuser. À mon avis, le SMO est également la façon la plus simple, voire peut-être même la plus efficace, d’effectuer du marketing one to one. Et il ne faut pas se mentir, à l’heure où tout le monde se revendique unique (même si personne ne l’est), le one to one est dans pas mal de cas la stratégie à adopter. Pour finir, même si on en parle moins ces derniers temps, le principe de buzz existe toujours. Et pour un buzz sur Internet, qu’y a-t-il de mieux adapté que l’utilisation des médias sociaux ? ?

Conclusion

Pour synthétiser, si les réseaux sociaux peuvent apporter un meilleur positionnement, ce ne doit pas être la raison pour laquelle on s’y intéresse. Il est possible de faire tellement plus qu’il serait même totalement idiot de n’y aller que pour le ranking. Si votre intérêt principal est uniquement le positionnement, il y a bien d’autres choses à voir avant de penser aux réseaux sociaux. Mon conseil ? Trouvez un bon blog SEO (quoi ? J’ai pas le droit de m’envoyer des fleurs ?) et appliquez les conseils que vous y trouverez.

Merci à Sylvain d’avoir pris le temps de m’expliquer tout cela 😉 Je vous invite, si vous le ne faites pas encore, à lire son blog et à le suivre sur Twitter car, comme à moi, il pourrait bien vous en apprendre !! Vince