La Google Barre

Il existe de nombreuses questions auxquelles nous, responsables SEO, experts SEO, référenceurs et autres chefs de projets en référencement naturel, n’avons pu jusqu’à aujourd’hui que trouver des réponses partielles. En effet le saint des saints moteur a toujours jalousement conservé les secrets de son algorithme bien aimé, et cela ne surprend personne dans le milieu, puisque c’est en partie sur celui-ci qu’il génère la fortune qu’on lui connaît. Pour autant il y a aujourd’hui, en France et ailleurs, de plus en plus de devins et autres derviches prêts à vendre du rêve en barres, ces Google-barres promettant à celui qui s’en gave de progresser vers la connaissance ultime, vers le Savoir. Qu’en est-il vraiment ?

Miam !

Tous plus appétissants les uns que les autres, les titres de billets de blogs SEO ne sont bien souvent rien d’autre qu’une tentative de linkbaiting. Leur auteur ne se satisfait en général que d’un certain nombre de vues, de clics, de commentaires et de retweets, et calcule sur cette base chiffrée son influence et sa crédibilité dans le milieu. Plus les SEO en bouffent, plus le blogueur se pense enfin au niveau de ceux qui nourrissent les esprits, mais en règle générale, à part quelques références hors concours comme Laurent Bourrelly, Gwaradenn ou encore Sylvain d’Axenet, il ne s’agit que de linkbainting, malheureusement, et exclusivement de billets ne volant pas bien haut dans la sphère du SEO. D’autres tentent, trop souvent en vain, de se créer un nom aussi reconnaissable que le fameux SEO Rockstar, dans le but d’égaler en connaissances et en compétences, les véritables connaisseurs. Ils essaient, tout comme le très respectable consultant susnommé, de se faire un nom en s’inventant une identité, un pseudonyme, voire un rôle et s’arrogent donc des droits sur les autres, pensant ainsi entrer au Panthéon des SEO…

Beurk…

Certes il y a bien aussi quelques judicieux classements et autres revues du web qui, par le truchement d’un copinage souvent ouvertement assumé, tentent de donner une certaine crédibilité à ses marchands de sommeil du web, qui en manquent tout autant que de reconnaissance. Au final, après s’être enfilé le billet comme on dévore une mousse au chocolat de chez Flunch, fleurant le cacao bon marché et remplie davantage d’air que de véritable chocolat, on en arrive souvent à deux extrémités : soit on en ressort écœuré, soit on reste sur sa faim. Conseils, mises en garde, techniques imparables et autres analyses se gonflent donc du vent qui souffle sur les forums et les réseaux et transportent les odeurs censées faire baver les professionnels du référencement. Mais quand on ne mange plus que du manchot ou du panda et que la sauce qui les accompagne n’a pas vraiment de saveur, voire reste la même d’une recette à l’autre (en occurrence celle qu’a concoctée monsieur Coupe et sur laquelle tout le monde s’est jeté), on finit par avoir mal au ventre, la nausée se substituant à la satiété.

Un dessert ?

Alors quelque chose de rafraîchissant serait le bienvenue, pour faire passer tout cela. Laissons de côté les chocoboules chères à l’un des grands maîtres du brassage de vent qui, par soucis de conservation de sa popularité au sein des cuistots SEO de bas étage, a préféré virer le poste où il prétendait que je me les étais « chopées », et tentons de passer à quelque chose qui soit vraiment sympa à se mettre sous la dent. Parce que personnellement, la Google barre, j’en ai soupé !

Ah c’est bon, j’ai trouvé : SPAM !