Je suis qui, moi ?

Suite à une prise de bec qui n’en est pas une, par commentaires et tweets interposés, je tiens à mettre certaines choses au clair me concernant. Comme ce blog m’a jusqu’à aujourd’hui servi de plateforme pour dire ce que je pense, je suis convaincu que c’est le meilleur endroit possible pour expliquer à celles et ceux qui n’ont pas compris et que cela intéresse, le but de ma démarche. C’est vrai que depuis maintenant deux ans, je tweete presque quotidiennement et je blogue, certes avec un peu moins de régularité, mais assez souvent quand même. Il est donc légitime que quelqu’un finisse par me poser la question de savoir pour qui je me prends.

T’es qui, toi ?

Moi, je suis Vincent Jamin, marié, 37 ans, 2 enfants. Originaire du Centre-Ouest, je vis à Marseille depuis 5 ans. Voilà pour l’état civil (pour ceux qui n’avaient pas lu l’interview que Sylvain de Noviseo avait faite de moi). Je suis référenceur depuis 2009, ce qui ne fait que deux années, pas plus. A ce titre je lis régulièrement de nombreux articles de blogs français, britanniques et américains. Pour ce qui est de la blogosphère française, je commente souvent, parfois pour ne rien dire, parfois juste pour le lien, parfois pour donner mon avis, parfois pour polémiquer, parfois pour répondre à la question posée en termes de retour d’expérience, mais surtout pour dire ce que j’ai à dire moi-même, sans attendre que quelqu’un le fasse à ma place. Je n’ai donc jamais vraiment tu ce que j’avais à dire en matière de référencement, quitte parfois à revenir en arrière, à prendre du recul et à devoir reconnaître que je me suis trompé.

Tu te prends pour qui, toi ?

Aujourd’hui, après m’être permis de critiquer une de mes consœurs d’une façon que je ne pensais pas plus outrageuse que cela, je reçois un message me demandant pour qui je me prends. La claque… Je n’avais pas l’impression d’avoir donné de moi l’image d’un prétentieux, d’un donneur de leçons ou de quelqu’un qui cherche absolument à avoir la voix qui porte plus haut que les autres. Je le répète : je ne fais du SEO que depuis 2 ans, je suis loin d’être aussi expérimenté qu’un Dan, qu’un Tiger, qu’un Sylvain Richard ou qu’un Julien Bérard. Pourtant quand j’ai quelque chose à dire (et même à l’un de ces pontes du SEO), j’ouvre mon WordPress préféré et j’écris un article ou encore je commente l’article qui me fait réagir. Quoi ? Le manque d’expérience, l’humilité qui est de mise quand on est parmi les nouveaux et l’honnêteté intellectuelle que je prône si souvent devraient m’interdire de le donner, cet avis de jeune SEO ? Là je ne suis pas d’accord, bien au contraire. Je me suis assez pris la tête avec Sébastien Billard au sujet des Bisounours pour pouvoir affirmer haut et fort que je n’en suis pas un : je dis ce que je pense et si je reviens sur ce que j’ai dit précédemment,ce n’est pas pour faire plaisir à qui que ce soit, mais juste pour être honnête. Je ne me prends donc pour rien ni pour personne.

Alors qu’est-ce que tu veux, toi ?

Ce que je veux, c’est regarder mes enfants grandir en souriant béatement, et puis gagner en expérience, acquérir les bons réflexes (ou être en mesure d’agir suivant l’instinct dont parle Laurent Bourelly), pouvoir bien gagner ma vie grâce à ce job, tout en étant toujours aussi à l’aise dans cette petite communauté en ligne qu’est la twitto-blogo-Sphéro-sphère du SEO français. Petit à petit, mon réseau d’échanges a grandi et j’en suis ravi. Mais je ne veux pas davantage que cela, je ne prétends d’ailleurs à rien de plus. Je ne pense donc honnêtement pas pouvoir apporter autre chose aujourd’hui. Je le redis, je n’ai ni l’expérience ni le recul nécessaires pour donner des conseils, et j’en apprends à chaque fois (ou presque) que je lis le blog de Florian Karmen ou celui de Seoblackout. Je ne cherche pas à me mettre en avant, ni à être reconnu, juste à être présent dans une communauté où l’échange est de rigueur (même si c’est parfois houleux) mais dans lequel chacun possède sa petite chasse gardée. Je ne suis là ni pour me faire des ennemis ni pour me faire des amis !

Bref j’aime bien cette ambiance et j’adore mon job ! Si ça pouvait rester comme ça…