Et tic et toc !

Que se passe-t-il dans notre petite sphère ? Pourquoi a-t-on besoin de faire briller nos blasons de la sorte et proclamer haut et fort qu’on est « éthique »? C’est bientôt les élections ou quoi ? Ou alors il faut que chacun se rassure et nous rassure par rapport à son respect de certaines règles ? Mais de quelles règles s’agit-il et pourquoi est-il obligatoire de se prouver qu’on l’est, éthique ? Certains ont eu trop accès à des techniques BH, ou trop abusé du spam de blogs ou de pétitions ou encore trop fait de tests bordeur laïne durant les derniers concours SEO qu’on se doit tous de se racheter une conscience ? Ou alors, vu le climat actuel en matière de politique et de vie sociale on a trop envie de se regadrer dans le miroir en se disant que nous au moins, les référenceurs, on est des gens biens ?

Hypot-éthique

J’ai émis ces quelques hyptohèses sur la question, moi qui ne vois sincèrement pas le rapport entre ce que le référencement apporte à l’internaute et l’éthique même du référenceur. Que l’on déclare, que l’on crie haut et fort, que l’on rassure les clients et affirme devant la communauté dans son ensemble qu’on ne travaille pas que pour les moteurs mais aussi pour les internautes, ça OK, je comprends. Mais cela me paraît un argument plus fonctionnel que moral. Je ne vois pas ce qu’il y a d’immoral à tester des techniques d’optimisation qui ne correspondent pas à ce que l’internaute recherche, mais qui permettent par ailleurs de ranker ! Le maillage interne n’est pas éthique, alors, ou pas systématiquement. Les inscriptions sur annuaire non plus, d’ailleurs, vu les infos qui tournent selon lesquelles peu d’internautes les visitent désormais. Idem enfin pour le communiqué de presse, vu qu’il ne sera jamais que la pâle copie des véritables communiqués dédiés à la presse.

Ethique-ette

Je ne vois donc qu’une réponse à mes questions : le jour où Mathieu Coupe annonce les nouvelles lignes de conduite de Google, que la chasse au spam et au content spinning est plus que jamais ouverte et déclarée, les SEO ont besoin d’une nouvelle éthique-ette ou plutôt de nouvelles étiquettes : à coller sur ceux qui agissent « bien » (« éthique »), à coller sur ceux qui agissent « mal » (« copieur »). Mais une question persiste : qui va trancher la tête des méchants et façonner des statues à l’effigie des gentils ?