Chapeau le SEO !

La veille SEO m’a amené à lire ces derniers temps plusieurs articles sur la définition et la légitimité du référenceur. Cela m’a bien entendu conduit à me poser des questions sur moi-même : Quel type de SEO suis-je ? De quelle couleur ? Quelle ma légitimité dans ce milieu ? Quelle est ma place parmi cette communauté allant de l’étudiant au SEO expérimenté ? Pour répondre à cette question, j’ai d’abord regardé le profil et le blog de ceux que je suis sur Twitter et j’en suis arrivé à la réflexion suivante : il existe plusieurs typologies de référenceurs en France.

De l’inculte à l’expert

J’ai décidé d’appeler la première catégorie « de l’inculte à l’expert ». En effet il convient en premier lieu de classer les SEO en fonction de leurs compétences, avérées ou supposées, de façon à savoir à qui l’on a affaire, mais surtout pour connaître le degré de confiance que l’on peut apporter à l’un ou à l’autre.

Inculte en referencement

L‘inculte en référencement, lui, parle de SEO, et des SEO même, mais il n’est pas question pour lui de pratiquer le métier. Malgré cette absence de connaissance empirique, il est très critique sur la façon dont nous vendons nos services et surtout sur la crédibilité à nous apporter. Bon, pas plus intéressant que cela, celui-ci, je le laisse de côté. On a suffisamment parlé de lui.

Expert SEO

L’expert SEO, lui, sait de quoi il parle. Il ne se définit d’ailleurs que peu souvent en ces termes, mais fait montre de ses compétences en référencement naturel au commun des mortels à travers son blog et autre compte Twitter. C’est généralement lui (ou elle) qui donne les bonnes infos, rectifie le tir de ceux qui se trompent ou font fausse route et , autant le dire, c’est vers lui que l’on se tourne quand on se pose des questions (quand ce n’est pas lui qui vous oriente lui-même vers des infos pertinentes… là je parle de mon dernier post sur le tagcloud et du premier commentaire posté, pour ceux qui n’auraient pas compris).

Entre les deux naviguent un grand nombre de référenceurs : des amateurs, des débutants, mais aussi des SEO en devenir, des professionnels du référencement naturel, indépendants ou travaillant en agence, des référenceurs d’expérience, des SEO talentueux et autres jeunes référenceurs prometteurs. Bref le commun des référenceurs.

De White Hat au Black Hat

Le référenceur White Hat se définit comme respectant au plus près les recommandations des moteurs de recherche et comme ne cherchant pas en premier lieu ni de façon prioritaire la façon de les contourner. Se dire « référenceur White Hat » est aussi un très bon argument commercial. Après, ce n’est qu’une définition courte et forcément réductrice que je  livre ici, mais je ne m’attarde pas plus longtemps tout de même. L’idée est juste de comparer blanc et noir.
SEO White Hat
Le référenceur Black Hat, lui, utilise en priorité les techniques peu ou pas recommandées par les moteurs de recherche, attend les allocutions de Matt Cuts pour prendre le contre-pied illico presto, et les annonces de modification de l’algo de Google comme l’ouverture d’un nouveau terrain de jeu,  fait de nouvelles règles à contourner. Une fois encore la définition est réductrice, mais j’assume.
SEO Black Hat
Entre les deux, il existe aussi un continuum fait de SEO Pink Hat (« mélange d’intox et de black hat »), SEO Blue Hat (« advanced knowledge of both Black Hat and White Hat SEO »), voire SEO Grey Hat (« la mise en pratique de techniques n’étant pas formellement proscrites par les moteurs »).

De chapeau dur au chapeau mou

Quelle que soit la catégorie à laquelle vous appartenez, chers congénères du référencement naturel, et quelle que soit la couleur du chapeau que vous portez,  chacun d’entre nous a fait un autre choix : celui d’avoir un chapeau dur ou un chapeau mou (Strong Hat VS Soft Hat).
SEO Strong Hat
Etre référenceur Soft Hat c’est ne pas choisir un camp entre noir et blanc, rose, bleu, ou gris. En clair l’idée est de revendiquer, non plus le côté noir ou blanc de ses pratiques SEO, mais à l’inverse l’absence de choix en la matière. Ne pas se définir, picorer à droite, picorer à gauche, naviguer dans un sens, puis dans un autre, au gré des tests et expérimentations, c’est cela que j’appelle Soft Hat en opposition au Strong Hat qui, lui, prend clairement position.
SEO Soft Hat
Me définissant moi-même sur mon compte Twitter comme « référenceur SEO en devenir », je me dois d’assumer complètement de ne pas (encore)  avoir fait de choix et ne pas (encore) vouloir en faire. Pour être franc et direct, j’apprécie aujourd’hui de me promener par-ci par-là dans le monde du SEO, avec mon chapeau mou sur la tête.
Et vous ?