Ami ou ennemi ?

Suite à une énième discussion peu constructive sur Twitter hier, je suis revenu à un article paru il y a quelques semaines déjà, dans lequel une réflexion a fait naître chez moi un questionnement tout nouveau au sujet de notre meilleur ennemi, Google. Publié par l’auto-proclamé Juge musclé du SEO, cet article pose en particulier la question toute bête mais à laquelle j’avais besoin de consacrer un article pour y voir plus clair moi-même : Google est-il un ami ou un ennemi ?

Le fond du problème

Je passe la partie auto-promotion, la partie auto-satisfaction et la partie je montre que je n’ai rien compris ou que je ne parviens pas à lire ce qu’écrit Jamin et du coup je fais marrer mes potes (qui sont aussi voire plus cons que moi) en montrant mes jolis muscles, puis la partie putain ce que je suis beau, pour en arriver à la dernière partie de l’article, dans laquelle le blogueur déclare : Tu vois Google comme un ennemi qu’il faut feinter, combattre. Je suis un référenceur artisan, je vois Google comme un Outil qu’il faut utiliser. Là encore je passe la partie moi au moins je…, mais toi tu… pour m’intéresser à cela : est-ce que moi, Jamin, je vois Google comme un ennemi qu’il faut feinter ou combattre, ou bien comme un outil qu’il faut utiliser ? Bonne question !!

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Google est-il mon ami ?

En étant honnête, je dois dire que cela plus de dix ans maintenant que la très grande majeure partie de mes requêtes, en tant que professionnel comme en tant qu’internaute, se font par le biais de Google, comme c’est d’ailleurs le cas pour une grande majorité de français. Donc dans ce premier cas, on peut dire que oui, Google est plutôt un bon ami.

Ensuite, si je regarde Google dans une acceptation plus large, je me dis qu’avec tous mes comptes gmail (pro et perso), toutes mes alertes sur les thématiques travaillées (pro), mon agenda en ligne (pro et perso), mes fichiers partagés (pro), Youtube (pro et perso) et Google Play (perso), je mentirais en disant que c’est mon ennemi !

Enfin pour ce qui est de mon métier, Google étant le fournisseur de positions de mots-clés et de pages de résultats des clients pour lesquels je travaille, je serai le plus honnête du monde en disant que, bien entendu, Google est mon ami ! C’est lui que mes clients consultent chaque jour pour voir si leur site est (enfin !) passé en 1ère page grâce au travail conjugué du consultant on site qui en a la charge et du netlinker que je suis.

Mais Google c’est aussi l’outil électronique sur le fonctionnement duquel j’ai été formé à un âge assez avancé pour commencer une nouvelle carrière et en cela, oui c’est mon plus grand pote inanimé (je ne compte pas Portgas D. Ace, puisqu’il s’est retrouvé plus ou moins animé grâce à l’inévitable Tōei, mais je digresse, pardon).

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Google est-il mon ennemi ?

Je répondrai à cette question en deux temps, reprenant les deux verbes utilisés par le mec qui ne pourrait être que mon supérieur si je bossais avec lui (et s’il pense qu’il est le seul dans le cas, d’ailleurs, il a tort (oui j’ai bien écrit torT)) : feinter et combattre.

Faut-il feinter Google ?

Si l’on considère que feinter c’est chercher à tromper et en supposant que l’on se comporte avec Google comme avec un être animé doué de raison, alors je réponds tout de suite : Oui bien sûr !! Oui mon job suppose de feinter Google, de lui faire croire des choses, notamment que telle boutique vend des meilleurs produits que sa concurrente (qui commercialise pourtant exactement les mêmes, au même prix voire moins cher) et qu’il faut en conséquence la positionner plus haut qu’elle dans ses résultats !

Oui l’algorithme (ou les algorithmes) qui permet(tent) au moteur de donner telle ou telle position voire tel PR, on m’a appris à lui donner du grain à moudre, à faire des pieds et des mains pour le dompter comme on dompterait un être vivant, à faire des tests empiriques pour voir comment il évolue dans son milieu naturel pour mieux lui faire suivre la trace que je souhaite le voir suivre et emprunter la voie que j’aimerais le voir prendre. C’est avec ça que je gagne ma vie ! C’est mon savoir-faire et que cela soit plaisant ou pas pour les autres webworkers, SEO, consultants et autres en référencement, c’est ainsi et je souhaite même que cela continue le plus longtemps possible. Parce que je l’aime bien, ce savoir-faire, et j’aime à le faire évoluer, encore et encore, à l’affiner, à le maîtriser et je souhaite le faire encore plus dans les années à venir ! D’ailleurs on me confie des missions pour cela, et pas pour autre chose !

Faut-il combattre Google ?

Si l’on considère que combattre c’est chercher à nuire voire à éliminer ou encore à opposer une résistance, je dirais : Non, bien sûr que non !  A quoi cela me servirait-il de combattre l’animal qui me fait manger ? Certes la grosse turbine que représente économiquement et socialement Google, à l’instar de tant d’autres entreprises tentaculaires et organisations politiques ne me fait pas rêver et ne me donne pas une grande confiance dans l’avenir de l’humanité (je pense avoir été assez clair à ce sujet dans mon article intitulé Bzzzzzzzz !), mais cela n’a rien à voir avec mon job !

Mon métier ne suppose pas que je combatte ce monstre, je ne suis pas doté d’armes magiques comme les héros de l’Antiquité grecque ni ne suis épaulé par les Dieux eux-mêmes à l’instar d’un Persée ou d’un Héraclès. Quand bien même je le serais, pourquoi irais-je mettre à terre l’outil qui m’a permis d’accéder à la liberté dans laquelle j’évolue au quotidien depuis maintenant 3 ans, professionnellement parlant ?

Conclusion

Pour conclure, l’existence même de Google et la pérennité de ce web dans lequel on utilise encore un moteur de recherche pour naviguer en ligne, ne sont ni mes amis ni mes ennemis : ce sont les conditions grâce auxquelles je vis professionnellement aujourd’hui et dans lesquelles je souhaite pouvoir continuer à évoluer dans les années à venir.