Tu scrapes, tu scrapes, c’est tout ce que tu sais faire

L’article récent de Laurent Bourelly sur la link wheel (à ne pas confondre avec la Roue Magique RIP de Google) m’a fait pensé à deux choses. D’abord bien entendu aux heures que je passe depuis début 2011 sur Scrapebox à trouver des niches de liens et autres sites de bookmark, et ensuite à ce que je peux en faire une fois les listes triées.

Faire tourner Scrapebox

Scrapebox est un outil extraordinaire, dont j’ai découvert l’existence et le fonctionnement durant le dernier trimestre 2010, lorsque j’ai été employé dans une agence marseillaise par Julien Ringard. Lui et moi avons passé pas mal de temps à regarder les vidéos de présentation et autres tutoriels en ligne, afin d’appréhender la bête dans un premier temps et de tenter de la dompter un minimum dans un second temps. Je dois dire qu’aujourd’hui, Scrapebox me fait encore parfois le même effet que Photoshop ou Excel : ce sont des outils hors du commun, avec des fonctionnalités extrêmement utiles pour moi (moins Photoshop aujourd’hui, parce qu’il n’est pas dans ma nouvelle boîte à outil,et Excel dans une moindre mesure aussi), mais pour lesquels je sens bien qu’un gouffre me sépare de ceux qui en ont une utilisation optimale.

Bref ce super outil qu’est Scrapebox, et qui m’est devenu presque indispensable aujourd’hui, m’a fait passer des heures, voire des nuits, devant mon écran. Nombreuses ont été les tentatives et nombreux les échecs pour me permettre de dégoter les meilleurs plans backlinks, à coup de footprints trouvés sur les forums ou découverts moi-même, à force de fouiner et de prendre des réflexes sur les CMS qui essaiment le web d’aujourd’hui. Parce que oui, comme le dit si bien Laurent, pour qu’une link wheel fonctionne il faut pouvoir diversifier les sources de liens et éventuellement les CMS qui structurent les sites sur lesquels nos chers BL vont trouver leur place.

Mettre à profit ses listes

Or une fois ses listes de sites de bookmarks, d’annuaires, de forums et de blogs trouvées, triées et affinées grâce aux irremplaçables addons de Scrapebox, je me retrouve bien souvent avec des listes d’URL à rallonge, qu’il ne reste plus qu’à utiliser. Mais auparavant, il est nécessaire de finir le tri à la main, sachant que j’utiliserai ensuite ces URL pour poster là aussi à la main. En effet je n’automatise encore qu’assez peu de tâches (mais avec l’aide d’un Oscaar bien efficace:) ). Bref cela demande des heures et des nuits d’un travail fastidieux, pas très joyeux car assez répétitif et au final pas toujours payant. Mais cela fait partie du jeu, n’est-ce pas ?

C’est pour cette raison que lorsque, travaillant en agence, je me suis retrouvé avec entre les mains des listes de BL à utiliser pour le linking des sites clients, je me suis demandé si cela valait bien la peine de livrer le résultat de ces heures de travail à mon agence. Pourquoi en effet donner gratuitement à l’agence ces listes, pour lui permettre à elle d’obtenir des meilleurs résultats avec ses clients, donc de gagner plus, grâce à un salarié – moi – qui, lui, travaille plus (pas plus que les autres, hein, plus que les heures payées !) sans que cela lui rapporte quoi que soit en termes financiers ? Pourquoi livrer un si joli cadeau à ma boîte qui, elle, s’en frotte les mains mais n’ouvre pas plus grand son porte-feuille ?

Pas d’accord, surtout quand la stratégie interne consiste à balancer du lien exclusivement vers les sites clients, sans penser aux liens indirects et encore moins à la mise en place d’une stratégie incluant une link wheel !

Aujourd’hui je suis donc assez content de mieux maîtriser l’animal qu’est Scrapebox et de prendre le temps, par moi-même et pour mes sites personnels et de clients, d’en utiliser quotidiennement les résultats. Parce que désormais, c’est bien joli d’avoir ultra-rentabilisé mon achat d’une licence Scrapebox, d’avoir obtenu des listes et des listes de Pligg, d’Arfooo, voire d’URL sur Tumblr et d’avoir noirci les pages d’un Moleskine presque entièrement de jolis dessins préparant mes futures stratégies de netlinking ! Mais encore faut-il pouvoir envisager d’en faire quelque chose de concret, et de se mettre à la tâche consistant en l’élaboration effective, en ligne, de véritables échafaudage de liens censés être bénéficier au positionnement de mes sites ! J’y suis enfin, youpi, au travail maintenant !

 

17 réactions sur “Tu scrapes, tu scrapes, c’est tout ce que tu sais faire”

  1. LaurentB dit :

    Ben tiens, je t’achètes des listes si tu veux!
    Thx pour la reco :-)

  2. Salemioche dit :

    « Pourquoi en effet donner gratuitement à l’agence ces listes »

    Peut être simplement parce que tu as été payé pendant que tu l’as constituée cette liste…

  3. vince dit :

    @LaurentB : Attention je suis très cher 😀
    @Salemioche : non justement, c’est mon taf hors agence (la nuit chez moi) qui me permettait de dégoter ces listes, et je n’ai pas oublié d’en faire profiter Julien, avec qui je me suis formé à l’engin !

  4. LaurentB dit :

    Le gratuit (ou pas cher) ne vaut que son prix; c’est à dire pas grand chose 😉

  5. Vincent dit :

    Fais donc un tuto en français payant, tu obtiendras bien plus qu’avec la vente de tes listes 😉

    Et pour ce qui est de ton agence, à toi de voir si elle le mérite. Donner de la confiture aux cochons ça ne se fait pas

  6. vince dit :

    @Vincent : ATTENTION, je ne vends rien ici !! c’est juste une blague à destination de Laurent !
    Pour ce qui est des cochons, j’ai préféré ne rien leur donner du tout 😀

    @Laurent : on est d’accord, d’ailleurs les footprints qu’on trouve en ligne donnent souvent des URL ultra-spammées…

  7. Gwen dit :

    Après 2 mois d’utilisation raisonnable je n’ai pas encore percé tous les secrets de Scrapebox, je me rends compte du potentiel gigantesque du bouzin mais également des heures et des heures de test pour trouver le bon blog, le bon site.

    Et malheureusement, des heures souvent perdues pour rien … mais bon c’est le jeu ma pauvre lucette

  8. vince dit :

    @Gwen : oui on peut facilement y perdre des jours et des nuits, surtout avec les récentes limitations sur des requêtes du type « inurl », mais bon le jeu en vaut la chandelle ! Se retrouver avec des listes d’URL à spammer utiliser c’est tout de même assez kiffant !!

  9. LaurentB dit :

    Comme suggère Gwen, je préfère me rapporter à ceux qui maîtrisent, plutôt que m’y coller moi-même.
    Cela n’empêche pas de s’y intéresser, mais la délégation me semble intéressante à partir d’un certain niveau d’ambition.

  10. vince dit :

    @LaurentB : c’est pour cette raison que j’attends ton retour de mail :)

  11. 512banque dit :

    Thanks pour la citation 😉

  12. vince dit :

    @512banque : avec plaisir 😉

  13. Funkynews dit :

    C’est le couteau suisse de la SEO aussi bien white que black hat.

  14. vince dit :

    @Funkynews : super NDD 😉 Sinon, oui on est d’accord, mais pour moi qui ne suis ni noir, ni blanc, il fait beaucoup aussi 😉

  15. Lulu dit :

    J’ai testé Scrapebox quelques mois et j’ai un peu le même sentiment que Gwen. J’ai l’impression d’avoir passé 95% du temps à m’organiser, faire des listes, les trier etc. Pour au final n’obtenir que de maigres résultats. La seule fois où ça a plutôt bien fonctionné c’était en ciblant des termes très précis et en faisant un commentaire suffisamment assez large pour qu’il passe partout. J’essaye maintenant de constituer un petit réseau de 20 blogs qualitatif qui me permettront de booster un peu les autres.

  16. vince dit :

    @Lulu : oui c’est vrai que c’est chaud à utiliser mais franchement, cela parfois la peine d’y consacrer beaucoup de temps, crois-moi !

  17. comme c’est bien dit, le tout est d’avoir le temps d’y consacrer du temps :) cela dit, très bel outil et si peu cher, c’est donné.