Profitons !

Suite à de nombreuses questions et réponses, assertions et développements sur le SEO et sa reconnaissance, par le biais d’une certification menant à un diplôme, reste que je me pose encore beaucoup de questions et que personne n’a encore su me donner de réponses satisfaisantes. Plus j’y réfléchis et plus les questions fusent. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’aborder à nouveau ce sujet qui me tient à coeur (et qui m’énerve autant), quitte à donner moi-même des réponses à certaines de mes questions.

A qui profite le diplôme ?

Vu qu’on me reproche de ne pas comprendre le bien fondé d’une certification ni d’un diplôme SEO, je me suis posé cette première question : à qui profiterait la mise en place d’une certification ? Première réponse, qui va de soi : à ceux qui pourraient la délivrer aux autres, à des profs de SEO ou autres formateurs en SEO, à n’en pas douter. En fait ce sont ceux qui se disent capables de l’enseigner aux autres, mais pas seulement : il y a aussi ceux qui ont une bouche assez grande pour parler tout le temps et donner des leçons de savoir-vivre (ou plutôt de savoir-faire) aux autres référenceurs. En clair, elle servirait à ceux qui adorent se dire capables comme à tous ceux qui veulent en profiter pour s’en mettre plein les poches : par exemple ceux qui dispensent déjà des formations ou ceux qui sentent qu’ils pourraient se placer sur ce marché. Mais il faut aussi compter sur ceux qui veulent inscrire leur nom dans le marbre, ceux qui veulent laisser une trace dans l’histoire de l’internet français, ou du SEO, ceux qui veulent figurer sur un hall of fame qu’ils s’évertuent à constituer de toute part, jour après jour.

Eh oui, il y en a déjà un paquet qui se frottent les mains, qui voient dans ces jeunes flippés à qui on assure qu’il faut un diplôme pour bosser – même pour bosser au Mac Do – et qui ont peur de l’ombre qu’ils se font, une source de profit intéressante… et exponantielle ! Bien sûr, plus il y aura de gogos prêts à payer pour ça et plus il y aura de crevards pour en profiter. Ceux-là même qui reprochent aujourd’hui à certains de ne plus être dans le coup, à force de faire du consulting au lieu de faire du SEO, par exemple, mais qui n’attendent qu’une chose : que leur tour vienne ! A ceux qui ont la malhonnêteté de faire croire que pour entrer dans le cercle d’une profession comme la nôtre, il faut montrer patte blanche. A ceux qui ont la malhonnêteté de profiter d’un contexte économique de crise (qui, d’après ce que j’ai lu et entendu dire, n’a pas eu d’effet négatif pour notre bizz) pour faire peur aux plus jeunes, tout en leur promettant un diplôme, une certification qui, à eux seuls, leur assureront un avenir professionnel, et pourquoi pas brillant, voire sonnant et trébuchant !

Qui sera l’Elu ?

D’où ma deuxième question : qui ? Oui, qui sera assez prétentieux expert pour pouvoir enseigner le référencement dans le but de délivrer un diplôme à quelqu’un d’autre ? Mais surtout qui dispose de la légitimité pour le faire ? Les gens qui se regroupent en association de référenceurs et d’experts SEO ? Ceux qui dispensent déjà des formations dont les contenus sont calqués sur les guidelines de GG et autres conseils que l’on trouve gratuitement en ligne sur les blogs ou dans les forums (mais qui se gardent bien, comme nous tous, de délivrer leurs bons plans, parce que bon, hein, faut pas pousser quand même) ? Ceux qui se prétendent plus éthiques que les autres ? Ceux, encore, qui ne sont pas capables de monétiser leurs sites et veulent trouver une autre manne ? Je sais que des formations diplômantes en technologies de l’information existent, qui abordent le sujet du référencement. Mais pourquoi les enseignants n’orientent-ils pas leurs élèves vers le web ? Google n’est-il pas dans ce cas assez pertinent pour fournir à ceux qui l’utilisent des liens vers des blogs, forums et analyses dédiés au référencement naturel ?

Mais peut-être s’agit-il d’autre chose. Peut-être s’agit-il simplement de l’absence de guides, de publications issues de nos grandes maisons d’édition pédagogiques (Achète, N’attend, Bord d’Ass et autres) si fiables pour les étudiants ? Peut-être aucun chercheur connu n’a-t-il été en mesure de produire (et de vendre) mieux que le sieur Andrieu avec son guide du SEO (tout à fait pertinent par ailleurs mais qui à mon goût se limite à des infos que d’une part on trouve facielment et gratuitement en ligne et d’autre part qui évoluent sans cesse et sont donc vite obsolètes). Qui, parmi nous, sera alors celui qui aura (en plus du marbre) réussi à inscrire son nom sur l’Ouvrage qui fera référence dans les formations en référencement naturel ? Qui sera l’Elu de l’édition et de l’éducation nationale ? Je sais cela fait encore des questions, mais ce sont de véritables interrogations qui appellent des réponses.

La grande question

La vraie question, la grande question, celle qui sous-tend tout cela, n’est-elle pas finalement celle-ci : à qui profitera le bouleversement en cours du web qui, sous la pression de diverses forces (politiques et financières), est en train de passer du libre au surveillé, et qui tend insidieusement mais plus encore à passer demain du gratuit au payant ? Nombreux sont ceux qui souhaitent croire que ce sera à eux que cela profitera et qui vont, dans les années à venir, chercher à se placer de façon à recevoir une partie du flot financier que cela, à n’en pas douter, engendrera -mais sous prétexte de contrôle et de répression des méchants et pour la liberté des gentils, entendons-nous bien. Une chose est sûr, c’est que cela ne me profitera pas à moi : je vais continuer à faire mon bonhomme de chemin dans ce métier, en continuant à déblatérer sur mon blog SEO tout ce qui me passe par la tête, et en gardant ma confiance pour ceux en qui je l’ai placée. Les autres, je vous laisse libre de faire vos choix. Après tout, c’est encore possible, profitons-en !

 

44 réactions sur “Profitons !”

  1. Juste pour avoir la primeur du premier post ^^ J’ai bien aimé l’allusion au McDo…(je ne sais pas pourquoi..lol ^^)
    Je te réponds plus longuement un peu plus tard, dans tous les cas, super post, et super réactif !!!

  2. Marie dit :

    En tous cas moi je te décerne le diplôme du billet polémique :) Bravo, tu as même eu la mention 😀

  3. vince dit :

    @Johan : normal, c’est toi qui, quelque part, a inspiré ce billet :)

  4. vince dit :

    @Mar1e : Merci, je le placerai sur la cheminée du salon en rentrant ce soir 😉

  5. Hop, juste deux ou trois réflexions…

    Qui dispose de la légitimité pour enseigner ? C’est le principe de la poule et de l’œuf… Ce sont les diplômés qui enseignent aux autres, encore faut-il que le diplôme existe ! Sans cette phase d’initiation, forcément hasardeuse, aucune filière n’existerait aujourd’hui.

    Je précise que je ne suis ni pour, ni contre la certification ou le diplôme SEO, c’est juste histoire de discuter ! D’ailleurs, je prône le plus souvent (et pas spécialement dans le domaine du SEO d’ailleurs) l’apprentissage et la formation sur le terrain.

    Pour autant, il peut être utile de structurer la profession, même si cela implique que certains en profitent au passage, comme tu le redoutes dans ton article. Lorsque l’on fait appel à un plombier, on lui demande rarement son diplôme, et pourtant la filière professionnelle idoine existe bel et bien. Entre la formation diplômante, et la qualité intrinsèque de l’artisan, il y a, fort heureusement, un monde…

  6. vince dit :

    @Olivier : drôle, je n’ai jamais pensé à demander son diplôme au plombier… ni au mec qui m’a recruté pour faire du SEO d’ailleurs… Merci pour ta participation au « débat » 😉

  7. Je reprends la suite ici puisque le sujet a déménagé de blog :-)

    J’ai sans doute l’esprit moins retord que toi (ce n’est pas un reproche) mais je ne vois pas de « complot » :-)

    Pour des milliers de professions, ce que tu cites comme défauts des écoles ou organismes de formation se retrouve à la pelle. Je ne vois pas pourquoi l’enseignement du SEO y échapperai.

    Lorsque je me rappelle certains de mes profs…
    Heureusement, j’en ai aussi eu de très bons.

    Et puis franchement, surtout dans nos métiers, que ce soit du SEO, du développement, du graphisme, le diplôme permet juste vaguement d’ouvrir une porte. De s’assurer de la maitrise de basiques, pas de justifier de la maitrise d’un sujet.

    J’aurai tendance à cautionner ce que dit Olivier ci dessus.
    Pour ma part, lorsque je reçois un CV, même pour un stage, le diplôme n’a pas grande importance. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce que la personne à fait concrètement.

    Je préfère 1000 fois un gars qui me dit qu’il a propulsé dans la SERP le site d’aquariophilie de son beau frère ou celui du salon de coiffure de sa soeur (et qui m’explique comment), plutôt que celui qui me sort son joli diplôme.
    Et entre deux personnes qui l’ont (le diplôme) c’est celui qui me montre des choses factuelles qui sera privilégié.

    Sinon, contrairement à ce que tu me répondais chez Dan, je n’ai jamais dit « qu’il fallait bien que quelqu’un le fasse ».
    Je pense juste que si certains le font, c’est plutôt bien si l’idée est de tenter de structurer une profession ou l’on trouve du grand n’importe quoi (si si, il y en a http://twitter.com/axenetwit/status/37928214080786432 :-)

    Je pense même que cela peut aller dans le sens de l’éducation de nos clients car cela permettra de participer à la démystification du SEO.

    Pour terminer, je vois bien que ce sujet te tient sacrément à coeur, mais ne vas pas nous en faire une maladie, pense à ton ulcère :-)

    ps : bon, finalement, tes articles m’amènent à penser que je devrais sacrément songer plus sérieusement à faire de la formation. Mes interventions ne seraient sans doute pas plus mauvaises que d’autres. Reste que lorsque l’on fait quelque chose avec passion, ce n’est pas toujours très rentable…

  8. he bien !
    Encore un blog à noter ^^
    C’est une bonne analyse, et effectivement, qui donnera le diplôme, mais comme dit « Olivier  »  »Qui dispose de la légitimité pour enseigner ? C’est le principe de la poule et de l’œuf…  »
    En effet, donner un diplôme, ok pourquoi pas, mais une chose que l’on a tendance à oublier: l’outil !
    En effet, même si l’on doit penser à la règle des 30/30/30 (google, bing, yahoo), qui est le maitre du monde numérique à ce jour ? …
    Google …
    Comment donner un diplôme à un SEO si l’outil évolue tout seul, et surtout sans aucune maitrise ?
    Je pense que la certification-diplôme-autre, pour un référenceur ne sera que difficilement attribuable si son outil est non-maitrisable ?
    Qu’en pensez vous, tous ?
    Comment faire confiance à un Plombier si son outil change de forme toutes les 24h ? à un architecte si ses plans changent toutes les semaines ?….

  9. vince dit :

    @Sylvain : quelle réponse ! :) Alors, reprenons dans l’ordre :
    – les défauts : oui, ils sont inhérents aux formations, certes, mais avec les tous les conseils dispensés en ligne (+les guidelines des moteurs), ça paraît simple de faire sans, surtout que nous avançons par tests, par empirisme
    – « ouvrir une porte » ? mouais, j’en doute, ne serait-ce que pour la raison que tu invoques : la compétence se voit tout de suite dans un entretien
    – référencement en 4H : très drôle et là, je ne peux qu’aller dans ton sens 😀
    – éduquer les clients ? pareil, on le fait déjà très bien nous-mêmes 😉
    – un ulcère ? aïe ! j’arrête tout de suite alors !!

  10. vince dit :

    @Johan : on est d’accord : la veille, c’est elle qui assure la mise à jour des connaissances !

  11. vince dit :

    @Sylvain (2) : j’oubliais ce qui concerne le « complot » : il ne s’agit pas de ma part d’une crise de paranoïa aiguë, au contraire. C’est ce que je lis dans la presse et ailleurs, de même que la mise en place de lois comme Hadopi ou Loppsi2, voire de tous les projets de lois (fort heureusement non-aboutis) actuels qui me poussent à la méfiance et à la mise en garde.

  12. Nom de Dieu, il est terrible cet article, terriblement vrai :)
    Ah ! au fait, pour qui ça intéresse, il y a un diplôme reconnu par l’état, mais je ne sais pas ce que ça vaut, 3w.iutmulhouse.uha.fr/atc_r/index.html
    Je suis tombé tard dans le SEO, mais j’ai deux longueurs d’avance sur tous ces jeunes diplômés que je félicite au passage et sans ironie, oh que non.
    Je tiens à dire que ceux qui ont mis ce diplôme en place sont tous de très bon business man mafieux réputé comme étant les requins de la région Mulhousienne, et c’est pas moi qu’il est dis hein !

  13. vince dit :

    @François : Merci du compliment.
    Je ne connaissais pas l’existence de ce diplôme !? Pourtant j’aurais dû :) Allez, à vos porte-monnaie !

  14. Effectivement il y a bien une histoire de légitimité pour enseigner le SEO.

    Mais en dehors de sa la valeur de ce diplôme et des informations acquises se cantonnerait au jour de l’obtention de celui ci.

    Si tu as ton diplôme en 2009, qui dit que tu as suffisamment suivi les évolutions de ces deux derniers années ?
    Peut être que le gars ayant eu son diplôme serait en train d’optimiser ses meta keyword ?

    En fin je veux dire que tous va tellement vite, ce qui était vrai hier est faux aujourd’hui, et on découvre chaque jours des petites astuces que personne ne connaissait hier.

    Pour conclure, j’ajouterais que j’aime bien cet aspect « autodidacte » dans le SEO

  15. vince dit :

    @colonies : oui moi aussi j’aime le côté autodidacte, libre, risqué de l’apprentissage de ce métier, n’en déplaise aux mous du SEO…

  16. Il me semble que le premier objectif d’une certification est de permettre aux jeunes de prouver une compétence. Si effectivement l’objectif est biaisé à cause d’intérêts partisans, ça n’en vaut plus la peine

  17. Je rejoins l’avis d’Olivier, il faut bien un commencement et ceux qui sont à la tête du SEO Camp sont à priori dans le référencement depuis pas mal de temps (comme ton plombier).
    Patrick Ligeron, Sébastien Billard, Nicolas Gallet, Patrick Ligeron, Philippe Yonnet font partie de la commission CESEO. On peut toujours dire qu’ils ne sont pas les plus compétents, les plus légitimes, c’est peut-être vrai, mais cette liste ne me choque pas.
    Si on veut professionnaliser ce métier, un diplôme validant les bases peut-être une bonne chose, même s’il ne doit pas être une obligation.

  18. vince dit :

    @Hotesl Tunisie : je ne pense pas qu’il s’agisse d’intérêt partisan… personnellement c’est plutôt un problème de légitimité des personnes en mesure de délivrer la certification, et d’utilité de celle-ci !

  19. vince dit :

    @Gwaradenn : Je ne suis pas choqué par le choix de ces personnes en particulier (je ne remets pas ici en question leurs compétences : je ne sais pas comment ils bossent), juste leur (votre) volonté de normaliser ce qui, à mon sens, n’a pas besoin de l’être. « Professionnaliser » ? Encore une fois, je doute de la nécessité de cela : ne sommes-nous pas des professionnels ? N’avons-nous pas la possibilité de créer des entreprises ? D’avoir des clients ? De faire le job qu’on nous demande ?
    « Valider les bases » ? Pour quelle raison ? On a validé les miennes, lorsque j’ai été embauché (par Dan puis par Julien Ringard, qui ne sont pas ce qu’on appelle des « débutants ») lors d’un entretien, et en amont par rapport à ce que je montrais de mon « savoir-faire » (certes assez limité à l’époque, mais finalement suffisamment jugeable).
    Une fois encore, Aurélien, je ne fais le procès QUE de ceux qui ont la volonté de normaliser l’internet et nos métiers, de les faire entrer dans un monde alors qu’ils relèvent d’un autre : nous sommes parmi les métiers du web, un espace qui pour moi doit conserver sa liberté, par rapport au reste du monde. Pourquoi ? Eh bien simplement parce que c’est le seul qui existe encore aujourd’hui, dans nos sociétés industrialisés, le seul où la liberté d’expression n’est pas conditionnée par des ventes et des possibilités de faire gagner de l’argent à tel ou tel magnat des médias, le seul où l’on peut pratiquer un métier en l’ayant appris à 35 ans, sur le tas, en piochant les savoirs et les savoir-faire là où ils se trouvent, et gratuitement de surcroît !. Le 21e siècle est l’ère où cette liberté peut s’affirmer, s’ancrer pour de bon dans les mentalités (en particulier celles de ceux qui « dirigent » le reste du monde), alors je m’insurgerai toujours contre ceux qui, sous prétexte d’améliorer la vie des autres (ces « pauvres jeunes qui ont besoin d’un diplôme pour travailler », n’est-ce pas?), ne cherchent qu’à normaliser, faire entrer dans des cases des objets pour lesquels il n’en existe pas, ou encore de construire ces cases en notre nom à tous, en faisant croire au monde entier qu’ils agissent pour notre bien à tous et donc se permettent de parler en mon nom.
    Je n’autorise pas ces normalisateurs à parler en mon nom à moi et si j’ouvre si fréquemment ma grande bouche ces temps-ci, c’est pour le dire « haut et fort » : JE NE VOUS AUTORISE PAS, JAMAIS, NULLEMENT, A PARLER EN MON NOM !
    Vous trouvez votre démarche légitime ? Moi je la trouve tout-à-fait illégitime !! Pire, je trouve scandaleux que certains se fassent mousser et récoltent des médailles en se faisant passer pour des bienfaiteurs, alors qu’ils nous enterrent, nous enferment dans des cases codifiées correspondant à un monde qui n’est pas le nôtre.

  20. @colonies: je suis du même avis que vous et je parle en connaissance de cause. Le SEO je l’ai appris et aucun diplôme ne le prouve. Et chaque jour je découvre des choses passionnantes qui me poussent à y rester.

  21. vince dit :

    @mark : oui, et c’est justement cela que j’aimerais voir préserver.

  22. Je suis ton avis Vince, je défendais juste la formation par rapport aux autres.
    La France est un pays de diplômes, si cette certification peut aider les nouveaux, si elle peut garantir un niveau de connaissance et supprimer quelques escrocs/incompétents, why not.
    Je le répète, cela ne doit pas être une obligation, mais une possibilité, un atout.

  23. vince dit :

    @Aurélien : Merci de revenir poursuivre cette discussion (et de ton MP de ce matin 😉 ).
    « cette certification peut aider les nouveaux » : Je ne suis pas persuadé que cela aide : la sélection se fait naturellement entre SEO efficaces et inefficaces, tout simplement par la possibilité de ranker ou pas…
    « La France est un pays de diplômes » : OK, mais le web, c’est le web (beaucoup moins contraint ni contraignant que n’importe quel autre environnement !) Jouer le jeu du diplôme parce qu’on est français n’est pas pour moi une justification valable, bien au contraire ! Sauf ton respect, ce type d’argument (« La France est un pays de … ») pourrait justifier tellement de choses que je ne le considère pas comme valable. D’ailleurs il sert souvent à justifier tout et n’importe quoi.
    Je comprends la volonté de bien faire, certes, mais je reste persuadé que c’est jouer à un jeu dangereux, qui mène vers une normalisation de tout le web et de nos métiers, qui n’est pas nécessaire et qui nous déservira : nous venons tous d’horizons différents et c’est cela la richesse. Le diplôme, lui , réduira cette possibilité de venir alternativement du dev, du marketing ou de la rédaction. J’en fais le pari aujourd’hui !

  24. Bravo pour ce billet véhément qui n’hésite pas à appeler les choses (et les gens) par leur nom! Je l’ai lu d’une traite et j’avoue que ton enthousiasme est contagieux. C’est vrai qu’à cerythme là, le web sera bientôt payant puisque l’on tend de plus en plus à monétiser ce que l’on peut y trouver gratuitement. Finalement, c’est un filon qui n’a pas encore été exploité et avec la crise, la tentation est de plus en plus grande. Alors, laissons les profiteurs profiter et nous verrons où cela nous ménera!

  25. vince dit :

    @Bestrank : Euh… je n’ai pas très envie de laisser les profiteurs profiter, ou plutôt j’ai envie de leur faire comprendre que tout le monde n’est pas d’accord 😉

  26. Rozzi dit :

    Une formation SEO ne ferait pas de mal et ferait un peu le tri dans tous ces escrocs du web. Et je rejoins complètement Aurélien, cette formation ne doit pas être une obligation mais uniquement un plus pour se positionner sur le marché

  27. vince dit :

    @Rozzi : Le fait d’avoir un diplôme en sup’ de co n’a jamais empêché quelque commercial ni ingénieur commercial que ce soit de devenir véreux ni de pratiquer le forcing dans les ventes en allant même jusqu’à pratiquer l’arnaque pure et simple pour faire son chiffre. De même nombre de brillants médecins, après leurs si longues études et leur diplôme durement mais dûment acquis, ne se sont au final contentés, durant leurs carrières, que de jouer le jeu des labo pharmaceutiques et pas celui de la santé publique ni du respect de la sécurité sociale. Il y a tant d’autres exemples dans tant d’autres domaines que votre argument n’est pas aussi irréfutable que vous semblez le penser. Le « marché » ? Celui de l’emploi ? Celui du SEO ? Pour l’un comme pour l’autre, il y a encore de nombreuses places à prendre. Donc diplôme ou pas, on continuera à embaucher des référenceurs et à faire appel à des consultants en SEO. Mais tout cela n’est que mon avis, et je suis ravi que vous soyez venu ici exprimer le vôtre ! Le débat semble ne pas vouloir se clore, à ma grande joie !

  28. Très intéressantes les interventions. Je suis d’accord que pour pratiquer un métier quelque conque il faut se former soit seul autodidacte ou avec l’aide d’une personne ou d’un logiciel sauf si on a un don spécifique (rires). Mais dans le domaine spécifique du SEO : qui est le plus habilité à fournir des cours ou à donner une formation voir un diplôme dans ce domaine ? : l’état, le diplômé, l’expert consultant ou celui qui a des années de pratique avec ou sans diplôme ?. Et pourquoi cette certification pour renforcer les capacités des débutants ? ou bien pour normaliser le métier ? qui rime selon certains plus avec priver du Seoiste ou référenceur de liberté et de vivre sa passion qui est d’aller à la découverte par l’expérimentation et l’échange. Si je me trompe arrêter moi car je pensais que les seoistes ou référenceurs pratiquaient ce métier plus par passion que toute autre chose. Alors ne profiter pas des passionnés qui ne sont pas d’accord.

  29. Ebooks dit :

    Ce serait à mon sens une hérésie de délivrer des diplômes. Le SEO consiste à essayer d’améliorer son positionnement sur un outil qui est opaque et que personne ne connait : GOOGLE. Pourquoi délivrer des diplômes sur un sujet que personne ne peut maîtriser à coup sur et surtout comme précisé plus haut par qui ? Déjà certainement pas par Google qie je ne vois pas délivrer des diplômes à ceux qui savent le mieux biaiser son algo et tout autre personne/organisme ne serait pas crédible. Question insoluble à mon sens.

  30. C’est vrai que trancher sur la légitimité des personnes décernant les diplôme n’est pas chose aisée. Et puis le SEO est tellement vaste et mouvant que sur quoi allons nous juger ?

  31. A ma connaissance je n’ai pas encore vu quelqu’un obtenir un diplôme en SEO dûment signé par un institut reconnu par l’État. Alors tout le monde peu apprendre le SEO que ce soit de manière individuelle dans les forums ou par des recherches ou par l’aide d’une personne qui s’y connaît. Et si on est curieux et passionné de web on peut vraiment récolter des résultats fructueux. Un conseil profitez du SEO pendant qu’il est encore temps, il fait parti des métiers d’avenir.

  32. Forex trading dit :

    Ca me fait penser à la certif Adwords que j’ai passer récemment avec aussi la certif analytics. j’etais sceptique au debut mais c un reel plus aupres de mes employeurs, des clients et même pour moi car j’ai apris pleins de chose. Je serais ravi s’il existait un equivalent en seo.

  33. A quoi pourrait servir le diplôme en SEO? Pour moi c’est juste une pièce justificative. Le mieux serait la pratique, la maîtrise des secrets du SEO pour l’obtention de résultats concrets. Il existe plusieurs passionnés du web qui ont appris les techniques du SEO à travers différents forums ou formations en ligne et qui sont plus professionnels que ceux qui détiennent le diplôme.

  34. Je sais pas si ils vont vraiment mettre en place une certification ou autre, mais le seo étant en perpétuel changement, il faudra espérer que ceux qui nous le font passer soient VRAIMENT compétents au jour j, et ça j’en doute fort…

  35. je ne suis contre pour une certification SEO.
    Puis que l’utilité d’un diplôme dans un métier est de se démarquer des autres par son exclusivité et sa capacité à répondre aux besoins des entreprises

  36. binary option dit :

    Mais alors on en revient toujours aux même qui de l’oeuf ou de la poule est arrivé en premier. Parce que si la certification ceo profiterais à ceux qui peuvent l’enseigner, qui pourrait délivrer les certification ceo ?

    Sans doutes les plus aptes à pouvoir en parler, donc ceux qui peuvent l’enseigner 😉

    Et y auras t »il des certifications pour les gentils seo (withe) et des pénalités pour les mauvais seo ? (black)

  37. Bonjour,

    Et si les formations étaient bénéfiques ? L’argument « la France est un pays de diplômes » n’est pas si désuet. Si beaucoup de chefs d’entreprise apprécient les actions démontrées par le postulant, beaucoup d’autres s’attachent au diplôme. Pourquoi, je ne sais pas, mais c’est un fait.

    Je m’intéresse beaucoup au SEO, débutant, je possède un blog perso et je travaille également sur le site du commerce où je travaille actuellement, je tente de les positionner, les résultats pour le site du commerce sont « satisfaisants » étant donné le temps passé sur son référencement (le site http://www.limoges-ventesprivees.fr oscille entre la première et la seconde page de Google sur la requête « livre Limoges », pas très concurrentielle certes, mais ça fait toujours plaisir quand on débute).

    Pourtant je postule à la licence pro citée plus haut, à Mulhouse. J’ai effectué beaucoup de lectures sur le sujet et je commence à tester par moi-même avec les deux sites dont j’ai parlé précédemment. J’ai beaucoup appris avec ce que j’ai pu trouver sur le web, mais j’ai lu aussi énormément de conneries. Si on trouve de bonnes choses, on trouve aussi pas mal de logorhée (ou blogorhée ? ). Peut-être que ce type de formation permet de séparer le bon grain de l’ivraie.

    Le web évolue, Google aussi ? Peut-être que les techniques actuelles sont enseignées et la veille hautement conseillée ? I ne faut pas voir des escrocs partout, certains sont passionnés par leur métier et le partagent réellement, il n’y a qu’à compter le nombre de blogs d’agences.

    Peut-être également que des jeunes fraichement diplômés postuleront dans des agences web qui proposent comme prestation de référencement une « inscription chez Google » et un « remplissage de la meta keywords », et se serviront de leurs connaissances pour améliorer cette offre. Résultat : moins de clients « arnaqués ». Ma vision est peut-être un peu utopiste, mais ça contrebalance la vision catastrophique de l’article 😉

    Et puis, l’avantage avec les formations de type DUT/licences professionnelles, c’est qu’il n’y a pas uniquement de la théorie mais également de la pratique, les étudiants apprennent donc également sur le tas et ont de la même manière des références à présenter pour, par exemple, leurs demandes d’emploi.

    Evidemment il y a beaucoup de « peut-être » et de « si » dans mon commentaire, j’espère revenir pendant l’année scolaire prochaine pour faire avancer le débat !

  38. vince dit :

    @Sylvain : merci pour ta longue réponse ! Je suis cependant en désaccord avec toi. Il y a aujourd’hui un grand nombre de personnes pratiquant le SEO de façon professionnelle. Aucune n’a eu besoin d’un diplôme pour cela. Même si l’on est en France ! Préparer un diplôme et une certification n’aura, je pense, qu’une conséquence négative : celle de ne pas valider des compétences professionnelles, même valides, sous prétexte de non-obtention d’un diplôme. En clair, on ferme la porte à des « vieux » comme moi qui décident, à plus de 30 ans, de changer de voie. De plus cela ne fera que renforcer ce principe, très français lui aussi, selon lequel les étudiants ont besoin d’un « cadre » genre DUT ou BTS pour apprendre à devenir adultes. Je suis pour la formation universitaire non-professionnalisante, pour que les gens passent quelques années à apprendre à réfléchir et à travailler par eux-mêmes sans « cadre », à se responsabiliser sans tuteurs ni diplôme « utile ». Et qu’une fois devenus adultes, ils puissent faire des choix, pour ensuite les défaire et en refaire d’autres. Je suis contre la dictature du « cadre », pour les études comme pour le reste.

  39. @Vince : de rien pour la réponse, le sujet m’intéresse 😉

    Il est vrai qu’aujourd’hui les SEO professionnels se sont formés de façon empirique, ce qui est tout à fait normal puisque le métier est récent, et c’est également le cas pour d’autres formations, récentes ou non d’ailleurs, combien sont devenus d’excellent commerciaux sans jamais avoir suivi de formation ?

    Mais l’inverse est également possible, un passionné de mécanique qui a bidouillé tout ce qu’il a trouvé dans sa jeunesse peut être très bon, mais je ne ferai jamais confiance à un autre pseudo-bricoleur qui s’auto proclame mécanicien, même s’il a tout autant bidouillé que le premier.

    Un diplôme rassure. Il rassure autant le diplômé que le recruteur. C’est con parce qu’un diplômé peut avoir obtenu son diplôme en bon fumiste et un non diplômé peut maîtriser beaucoup mieux le sujet, mais c’est comme ça. Après, comme partout, c’est à la personne de savoir se vendre, et là le diplôme n’intervient pas.

    Concernant les formations non-professionalisantes, j’ai connu des diplômés de ce type de formation raisonner comme de gros abrutis (comme partout évidemment, c’est aussi le cas avec des personnes qui faisaient partie de ma promo). Personnellement, c’est l’expérience (tout est relatif, on parle de l’expérience d’un gosse de 22 ans) qui m’a appris à réfléchir. Tout dépend des personnes bien sûr, et tout n’est pas applicable à tout le monde.

    Par contre là où je ne suis pas d’accord avec toi, c’est quand tu dis que la conséquence est forcément négative. L’argument que tu avances s’apparente plus à une crainte des nouveaux qui arrivent. Je ne trouve pas cet argument réellement fondé, d’une part, parce que tout le monde peut suivre une formation, jeune ou pas. D’autre part, au contraire, des nouveaux fraichement diplômés arrivent, pourquoi ne pas démontrer tes capacités et ton expérience ? Si tu as une agence, tes clients ne te demanderont pas tes diplômes, et si tu recherches un emploi, ton expérience vaut bien plus qu’un diplôme 😉

  40. vince dit :

    @Sylvain : je vais te répondre point par point :
    1 – Pas compris la métaphore du mécanicien : tu demandes son diplôme à ton mécanicien ??
    2 – Pour pouvoir « se vendre » dans un entretien, il faut pouvoir y accéder : il faut que ta lettre de motivation et ton CV aient plu à ton éventuel employeur pour qu’il te reçoive en entretien. Or demain, si un diplôme est nécessaire pour avoir un entetien et se faire recruter en tant que SEO, les gens comme moi ne pourront jamais faire ce job.
    3 – En effet je viens d’une de ces formations non-professionnalisantes (Fac de Sciences du Langage)… c’est peut-ête pour ça que je raisonne comme un abruti 😀
    4 – Je n’ai pas peur des nouveaux arrivants, bien au contraire : j’en suis un ! Et comme je l’ai écrit précédemment : il y a de la place pour tout le monde (http://www.encoreunblogseo.info/profitons/comment-page-1/#comment-614) !!
    Je réprouve au contraire que les « anciens », qui n’ont pas eu besoin de diplôme pour se faire embaucher, se (et te) mettent en tête qu’il serait désormais nécessaire d’en détenir un pour pouvoir se faire embaucher.
    5 – Merci pour tes conseils, mais je ne suis pas en train de me « vendre ». L’idée de ce blog est de faire part de mes idées et de lancer des débats, pas de vendre un produit ni un service.
    6 – Encore une fois, pour « trouver » un job, encore faut-il passer le cap de la lettre et du CV et qu’un recruteur accepte de te rencontrer. Lorsque j’ai débuté en référencement, je n’avais à « vendre » qu’un diplôme de Sciences du langage, une expérience de correcteur-rédacteur, ma culture web, la connaissance du HTML et de l’intérêt pour le SEO… j’aimerais que demain, quelqu’un qui ne possède pas plus de « bagage » puisse tout de même se tourner vers le SEO…
    7 – Peut-être que j’ai un point de vue de « vieux » sur le web, mais j’imagine encore que c’est un monde à part, où l’on peut se comporter les uns et les autres différemment, où les pratiques courantes pourraient ne pas avoir de prise, si on le souhaitait… mais quand je vois que les « jeunes » comme toi (et de nombreux « vieux » du web) ne pensent qu’à reproduire sur le web le monde de leur papa, oui, j’ai à coup sûr un point de vue qui ne colle pas.

  41. @vince : je pense qu’on ne tombera pas d’accord, soit je m’exprime mal soit tu ne veux pas chercher un autre point de vue (je choisis la première solution, lorsqu’un message passe mal, c’est l’émetteur qui est en tort) 😉

    Je préfère quand même faire quelques précisions :
    Je ne demande pas son diplôme à un mécanicien, ce qui était sous-entendu c’est que si quelqu’un qui se forme tout seul peut devenir très bon, il peut aussi être médiocre. Combien trouve-t-on de mauvais guitaristes autodidactes, même s’il en existe aussi d’excellents ?

    Concernant le CV, beaucoup de gens l’écrivent en faisant simplement une liste des diplômes et emplois sans chercher à aller plus loin. Un CV où tu mets en avant les résultats plutôt que tes diplômes/emplois te permettra d’accéder à l’entretien. C’est comme ça que j’ai été embauché (cf mon patron)

    Je n’ai pas en tête qu’il suffit d’avoir un diplôme pour être embauché, bien au contraire, mais pourquoi ne pas mettre toutes les chances de son côté ? Et honnêtement, plus que le papier final, c’est l’enseignement qui m’intéresse 😉

    D’après ton smiley, tu as bien saisi la nuance mais pour être certain qu’il n’y ait pas d’amalgame, je tiens à préciser que je n’ai pas généralisé sur les étudiants de Fac en les voyant tous comme des abrutis, mais je voulais dire qu’il y en a aussi, comme partout. Et je n’insinuais pas non plus que tu en étais un.

    Je ne comprends pas ton idée sur la reproduction du « monde de papa » sur le web, et je te promets que je suis plutôt favorable à une évolution des façons de penser. Je prends l’exemple d’une amie qui a un diplôme axé cinéma mais qui a travaillé une bonne quinzaine d’années dans l’évènementiel en Angleterre, elle revient en France, cherche du travail dans l’évènementiel et on lui demande quels sont ses diplômes… Je suis contre ce type de réflexions, elle s’en est quand même sortie en jouant sur son expérience.

  42. vince dit :

    @Sylvain : tu m’as l’air d’avoir des idées bien arrêtées, tout comme moi :) Ce débat pourrait effectivement se prolonger longtemps… Mais pour avoir résumé de ce que je pense sur ce sujet, il y a tous les commentaires sur mes derniers posts (cf la discussion avec Sylvain d’Axenet et avec Gwaradenn) qui, je pense, se suffisent amplement à eux-mêmes !
    Au plaisir d’échanger à nouveau avec toi !

  43. Thorgal dit :

    Une formation SEO ne ferait pas de mal et ferait un peu le tri dans tous ces escrocs du web. Et je rejoins complètement un avis lu un peu plus haut, cette formation ne doit pas être une obligation mais uniquement un plus pour se positionner sur le marché

  44. Vanessa dit :

    Pas au courant de l’existence d’un diplôme SEO. Merci pour l’article.