Le SEO, une micro-société française

Je me souviens d’avoir déjà entendu cela pour ce qui concerne le graffiti, auquel je m’adonnais dans une autre vie (celle où j’étais jeune, insouciant, sans enfants…) dans la bouche d’un pionnier du mouvement, qui en avait vu beaucoup, avait beaucoup voyagé et beaucoup peint, et donc rencontré de nombreux acteurs de son milieu dans de nombreuses villes du monde et qui disait en substance : Le graffiti, c’est notre société en modèle réduit, on y voit de tout, on y croise des gens de tous les milieux, de tous les horizons… Aujourd’hui et malgré mon peu de rencontres physiques dans le milieu du SEO, je me rends compte que dans notre job,c’est la même chose.

SEO FR = micro-France

Dans ce métier, on compte un grand nombre d’acteurs, plus ou moins assidus, plus ou moins volubiles, plus ou moins présents, et ce nombre ne cesse d’augmenter au fil des années. Normal, ce métier avait de l’avenir hier, et il reste encore non seulement de la place à prendre mais aussi du travail pour nous comme pour ceux qui continuent à affluer. C’est une situation assez rare et mis à part cela, qui reste exceptionnel dans notre société, le microcosme SEO est une copie de la société actuelle.

Premier exemple : la diversité des profils

On y trouve en effet des hommes comme des femmes, des jeunes comme des vieux, des loups comme des agneaux, des bosseurs comme des glandus, des chauves comme des chevelus, des cons comme des gentils, des altruistes comme des misanthropes, des noirs comme des blancs, des petits comme des grands, des bruns comme des blonds, des stars comme des débutants, des riches comme des pauvres, des talentueux comme des envieux, des béni-oui-oui comme des St Thomas…

Deuxième exemple : la diversité des entreprises

On trouve des agences (agences SEO, des agences web pratiquant le SEO,  des agences de com ayant un service SEO, des agences marketing proposant entre autres du SEO…), des auto-entrepreneurs, des indépendants, des locaux, des expatriés, des délocalisés, des internationaux, des PME, des TPE…

Troisième exemple : la diversité des formations

Certains ont fait beaucoup d’études, d’autres peu ou pas, certains sont originellement des marketeux, d’autres des développeurs, d’autres des rédacteurs, d’autres encore des commerciaux, certains ont suivi expressément une formation SEO diplômante, d’autres sont des autodidactes…

Quatrième exemple : la diversité des comportements

Certains travaillent dans l’ombre quand d’autres ne rêvent que de briller, certains font en sorte de gagner beaucoup quand d’autres se contentent de ce qu’ils ont, certains vendraient leurs mères quand d’autres sont honnêtes, certains sont racistes et bêtes quand d’autres sont très ouverts d’esprit et intelligents, certains mentent quand d’autres disent la vérité, certains réseautent au mieux quand d’autres se grillent avec le milieu, certains demandent leur avis à tout le monde quand d’autres testent par eux-mêmes, certains font des vidéos quand d’autres les regardent, certains innovent quand d’autres copient…

Conclusion

Mais où est-ce que je voulais en venir, moi, déjà ? Ah oui au fait que, comme partout dans ma vie, j’ai constaté toutes ces diversités, toutes ces différences et que, comme partout, ceux qui réussissent ne sont pas toujours les plus recommandables et que, comme partout et tout le temps, je trouve cela bien dommage et je m’énerve tout seul dans mon coin quand j’ai envie de balancer des coups de poing dans des gueules. Il est donc de ces journées, comme toujours, où il fait bon retourner dans ma grotte et écrire sur mon blog.

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