Facebook VS Google : pourquoi la guerre n’aura pas lieu

Cela fait quelques jours déjà que j’avais envie de rédiger un article au sujet de Facebook.  Mais tout s’est soudain accéléré pour moi ce matin, à cause d’une réaction, certes anodine, à l’un de mes tweets, qui m’a poussé à livrer rapidement mes impressions. Justification ? Il y a de cela. Mais tout avait déjà commencé la semaine dernière, lorsque j’ai constaté que je lisais plus de tweets et de posts au sujet de Facebook que de Google. On a d’ailleurs écrit beaucoup au sujet de ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le N°1 du web américain.

La montée de Facebook

Il y a quelques semaines, nous apprenions que Facebook était, durant la semaine du 7 au 13 mars, passé devant Google en terme d’audience aux Etats-Unis. Information d’importance en France, où les tendances américaines laissent souvent présager les tendances à venir sur le Vieux Continent, les marchés US dictant en quelque sorte la marche à suivre au reste du monde occidental. Quinze jours plus tard, le bouton « J’aime » faisait ses premières apparitions sur les sites français, avant de fleurir, le printemps aidant, au pied d’un nombre d’articles en ligne chaque jour plus important. La surprise et l’émerveillement ont bientôt laissé la place à l’éclaircissement de la situation : Facebook, fort de sa toute nouvelle « place de leader » aux USA (toute chose étant relative) prétendait tout-à-coup la conserver et détrôner par là, pour de bon, le leader incontesté de la recherche en ligne.

La réaction, côté utilisateur, ne s’est pas fait attendre. Ceux qui n’avaient pas encore trouvé le plug in nécessaire à l’implémentation du fameux bouton se sont empressés de le trouver, et ceux qui l’avaient déjà ont pu rapidement s’en targuer. Somme toute cela n’a pas fait un si un grand bruit dans un premier temps, surtout si l’on ajoute à tous ces utilisateurs « aimants » la part de ceux que Facebook laisse complètement indifférents. Cependant après la vague des « hourras » s’est manifestée la horde des défenseurs des libertés individuelles, qui fustigeant l’immiscion dans la privée, qui défendant haut et fort cette dernière à coup de bon sens présumé et d’arguments alarmistes. C’est ce qui m’amène à ma triple réaction.

L’importance relative de Facebook

D’une part le lever de boucliers m’a fait penser à mes précédents articles concernant Google où j’expliquais que, celui-ci étant le N°1 de la recherche en ligne en France, nous devons nous plier à ses règles en terme de référencement naturel. Cela étant dit, personnellement, en tant que SEO, aussi bien je sais et vis au quotidien la nécessaire adaptation de mes pratiques à Google et à ses règles, aussi bien j’ai pris comme un jeu du « 1er avant les autres » l’ajout du plug in « J’aime » de Facebook sur le présent blog. N’ayant pas de compte Facebook moi-même, je l’ai toujours considéré comme un outil dispensable de discussion, d’échanges de photos et vidéos, voire de drague ou de règlements de compte, ou encore de ce phénomène très tendance de recherche du temps et des camarades perdus. Mais jamais, ô grand jamais, je n’ai considéré Facebook comme un outil susceptible de changer la face du référencement naturel.

D’ailleurs (et deuxièmement ) quel est le rapport entre Google  et Facebook ? Aucun : chacun a son (ses) domaine(s) de prédilection et l’un est né avant que l’on ait « besoin » de l’autre, Facebook faisant du lien social et familial, Google aidant le quiddam du web à trouver les infos qu’il recherche. Mais attention, je ne suis pas naïf au point de penser que Google se limite à ci et Facebook à cela. Et autant être honnête jusqu’au bout : Facebook m’a servi, à moi aussi, pour essayer de générer du trafic vers les sites sur lesquels je travaille. Mais si peu,  je dois dire, que j’ai vite abandonné l’idée et l’utilisation du fake que j’utilisais pour servir ce dessein SEO. Bref, l’argument auquel je veux en arriver est le suivant : ils ne jouent pas sur le même terrain. J’ajoute même que, contrairement à ce que pensent certains, j’ai l’intime conviction que Facebook ne fera pas, s’il se met comme prévu à la recherche via un moteur maison, le même travail que Google. Je vais aller encore plus loin : je ne pense vraiment pas que, comme je l’ai entendu dire,  Google se mette à prendre en considération qui aime quoi (puisque c’est de cela qu’il s’agit)  dans son algorithme pour mieux ranker ou déclasser  un site. L’avenir me donnera peut-être tort, mais j’en doute fort !

Facebook et les libertés individuelles

Enfin, en guise de troisième réaction à ce que se dit ces jours-ci, je voulais aborder le sujet des libertés individuelles. Je comprends qu’aujourd’hui on accuse Facebook de ne pas les respecter, comme on a accusé Google, à bon escient, de les fouler aux pieds avec son malheureux Google Buzz. Certes il est nécessaire aujourd’hui de se poser la question de la préservation d’une part de notre intimité et surtout de ne pas permettre à ces géants d’utiliser à tout va et pour n’importe quel dessein,  tout ce qui a trait à notre sphère privée. Mais ne fallait-il pas se poser le question AVANT de s’inscrire sur Facebook ? C’est, personnellement, ce que j’avais fait, avant de prendre la décision de ne pas créer un compte à mon nom. Aujourd’hui on sait, surtout nous qui travaillons dans le business en ligne via le référencement naturel, que les « conditions générales » qu’il est indispensable d’accepter avant le clic fatidique, sont ce qui va déterminer l’utilisation abusive ou le respect des informations que nous fournissons. On pourrait me rétorquer que Facebook, ce n’est pas du business. Je répondrais qu’il est bien naïf de le penser.

En conclusion, même si Facebook est en passe de devenir l’ennAmi public N°1, je pense sincèrement qu’il est vain de croire que ce sera lui qui, dans le cadre de la recherche et donc du SEO, détrônera Google, quelque sexy que soit cette idée. Autrement dit, entre Facebook et Google, la guerre n’aura pas lieu !

 

12 réactions sur “Facebook VS Google : pourquoi la guerre n’aura pas lieu”

  1. Luc Bernouin dit :

    En tant que personne active sur le net, je me reproche de ne pas m’être encore intéressé d’assez prêt à Facebook car il y a un aspect social et marketing très intéressant là et je suis sûr qu’il y a moyen d’exploiter cet outil à d’autres fins que le simple échange sur le quotidien d’un internaute de base.
    Je prévois d’ailleurs d’étudier le phénomène de plus près. Une prochaine formation en vue… ?

  2. admin dit :

    Effectivement Facebook a pris, tout comme les autres réseaux sociaux, une place très importante dans le marketing. Dites m’en plus quand vous aurez avancé sur le sujet !

  3. Effectivement il me semble tout à fait vain de vouloir opposer l’un à l’autre. Facebook devient une sorte de mix entre MSN et skyblog. Il ne saurait en rien concurrencer google en ce qui concerne le référencement naturel, par contre peut-être sur le terrain de la publicité en ligne vont-il s’accrocher! ^^

  4. vince dit :

    @Samuel : c’est vrai que sur la pub, il y aura une vraie rivalité… mais n’existe-t-elle pas déjà ?

  5. assurer 1 dit :

    Facebook a pris trop d’ampleur pour que Google rivalise avec lui dans le domaine des réseaux sociaux.

    Cependant pour l’instant je doute que Facebook ne soit rentable donc Google est le grand gagnant du moment :)

    Gael

  6. vince dit :

    @assurer : pour être rentable, je pense que Google, oui, est rentable :)

  7. Y’a quelques temps, je lisais des articles comme quoi Facebook alllait battre Google. Me suis dit mais c’est quoi le rapport entre eux? FB est un réseau social alors que Google est un moteur de recherche, ou est le combat (à part leur nombre de traffic)?

  8. Je trouve cette analyse des rapports entre Google et Facebook tout à fait pertinente et je suis d’accord sur le fait qu’il n’y aura pas de guerre entre les deux car leurs domaines d’action demeurent différents, malgré quelques croisements. Quant au respect des libertés individuelles, je pense quec’est un concept qui devient tout à fait relatif sur internet et encore plus, sur les réseaux sociaux. Ceci dit, si on doit bien réfléchir avant d’ouvrir un compte Facebook, on n’est pas obligé de tout dévoiler de sa vie privée, non plus. Tant que nous contrôlons les informations que nous divulgons sur nous-mêmes, c’est à nous, avant tout, de protéger notre vie privée, au lieu d’étaler sa vie sur les réseaux sociaux, et notamment, Facebook.

  9. Je pense également qu’il n’est pas pertinent d’opposer Google à Facebook bien que certains aiment bien évoquer la confrontation. Je vous propose d’ailleurs un article très intéressant sur techcrunch qui compare Facebook à Google : http://techcrunch.com/2010/10/02/facebook-bigger-google/ (ça ne traite pas spécialement de référencement c’est pour cela que je trouve la comparaison intéressante dans ce cas là)

  10. dietetique dit :

    Effectivement Facebook a même dépassé Google en termes de traffic. Par contre, pour ce qui est de la mise en place d’un propre moteur de recherche, je pense que Facebook a mis celà de côté car il a préféré intégrer le moteur de recherche Bing à la création d’un nouveau moteur maison. Mais c’est peut être prévu pour plus tard….

  11. pandaranol dit :

    Désolé, cette fois cela devrait fonctionner 😉

  12. CAVERNE dit :

    L’article est très intéressant, c’est vrai qu’une rivalité existe bien entre facebook et Google mais ceci dit je ne pense pas qu’une guerre puisse avoir lieu entre eux, car ne l’oublions pas, ils n’agissent pas dans les mêmes domaines, niveau rentabilité, Google est loin devant mais ca pourrait peut être changer…