Esseuho ou Essemmo ?

Au cours d’une conversation estivale à la limite de l’éthylique – c’est-à-dire vers 20 heures, après une partie de pétanque endiablée au délicieux goût de Casanis, sous la lumière du soleil descendant – le sujet est revenu sur mon métier, et insidieusement s’est glissé celui de la différence entre SEO et SMO. C’est là où j’ai pris conscience que, malgré les efforts que j’avais déployés pour essayer de me faire comprendre en écrivant un post intitulé Antisocial, mon discours n’avait pas été bien compris ou plutôt, comme on me l’a fait remarquer ce soir-là, je n’avais pas réussi à bien me faire comprendre, faute de clarté.

Le SMO est-il du SEO ?

J’imagine  que la moitié de ceux qui tomberont sur cet intertitre vont prendre leur jambe à leur cou, tant le sujet est éculé. Peu importe, je le fais autant pour moi que pour eux ! J’avais besoin, pour avancer et pour faire le tri de tout ce que j’ai vu et utilisé ces derniers mois pour netlinker, de faire un point précis sur ce que je considère comme du SMO. Eh oui, on ne peut pas dire en janvier je suis clair sur le fait que je ne ferai pas de SMO en 2012 et tout à coup, en août, se mettre à utiliser des plateformes sociales pour faire du SEO et s’en revendiquer.

Voilà bien là où se situe la limite de ce que je considère comme mon job de SEO : l’utilisation des plateformes dites sociales. En effet je suis, la majeure du temps, démarché pour faire du netlinking pour le compte de sites web dont les propriétaires souhaitent avoir de la visibilité sur Google. Je dis bien sur Google. Cela signifie tout bêtement que ces gens-là souhaitent exclusivement de ma part que je positionne leur site aux meilleures places possibles dans les SERP. Et cela ne signifie en aucun cas que j’aie pour mission de faire la promotion de leurs sites sur les réseaux sociaux, de façon à ce que leur marque soit connue de leurs utilisateurs (twittos, facebookos ou pinterestos…). Je laisse ça à ceux qui savent faire du SMO, comme mon ami Loïc.

L’idée est donc bien pour moi de faire du ranking, pas du social.

Mais le SEO n’est-il pas social ?

Voilà donc que, logiquement, se pose une fois encore la question du social, à l’heure où Facebook et Pinterest génèrent à eux seuls un trafic démentiel et au-delà des espérances de n’importe lequel de mes confrères propriétaires de MFA. Pour autant je reste sur ma position : je ne fais pas la promotion de mes sites clients sur ces plateformes-là, parce que cela rélève du SMO, et donc pas de mon job qui, je le redis, dépend du fait de l’algo que nous adorons tous est toujours basé en grande partie sur le lien.

En revanche, à une époque où ceux qui n’ont pas de réseau de sites personnels se cassent la tête et s’arrachent les cheveux pour trouver des spots qui ne soient pas de vieux annuaires pourris, des sites de CP surcramés ou encore des Pligg surspammés et où Digg n’est plus que l’ombre de lui-même, l’idée d’utiliser des plateformes sociales pour faire du netlinking est une évidence. L’une de mes premières leçons de SEO a été qu’un lien placé sur un site à fort trafic (et accessoirement à PR élevé, mais là c’est un autre débat dans lequel je ne souhaite pas entrer) sera toujours meilleur, en terme de potentiel pour faire ranker le site qu’il vise, qu’un lien provenant d’un site qui n’est visité que par les bots.

Alors oui, les sites qui ont le plus de trafic aujourd’hui sont certainement des réseaux sociaux. Utiliser ceux qui sont indexés par Google à la vitesse de l’éclair pour y placer des liens qui permettront aux sites vers lesquels ils pointent de ranker dans ledit Google, me semble efficace. Mais ce n’est pas du SMO, c’est bel et bien du SEO !

Devenir social

Aujourd’hui Google lui-même se veut social, après la naissance et le début de croissance un tantinet lent mais relativement important de Google+, entre autres. Mais Google reste un moteur de recherche, LE moteur de recherche même ! Google n’est pas devenu un réseau social, il en développe juste un en parallèle du reste de ses nombreuses activités. Alors oui il convient de devenir social pour un netlinkeur comme moi, c’est certain, mais pas seulement !

Une fois encore, utiliser le social au sens large du terme est juste une question d’adaptation à l’évolution du web, pas une question de survie pour un SEO ! Je continue comme avant à faire du lien à l’ancienne, à faire de l’annuaire, du bookmark et du blogging pour placer des backlinks, et je ne vais pas m’arrêter demain. Simplement j’ajoute à tout cela des backlinks en provenance d’autres sites, considérés comme sociaux par Google et les SMO, mais qui ne sont pour moi que des spots à backlinks supplémentaires !

De plus, tout comme je tâchais du faire PR-sculpting avec mes profils sur Tumblr ou Digg, j’essaie de faire en sorte que mes profils sur ces nouveaux spots à backlinks d’engeance sociale soient dynamiques et prennent de l’importance (voire du PR… non ça c’est pour la blague ^^), de façon à ce que les liens qui émanent d’eux soient plus costauds (au sens de leur capacité à faire ranker). Je me suis adapté aux nouveaux CMS et à cette façon qu’a Google de suivre une personne et de la qualifier en fonction de ses actions sociales réalisées à droite et à gauche, tout comme j’avais appris le fonctionnement d’un digg-like sous Pligg ou PHP Dug pour donner du corps et du poids à mes profils en ces temps-là.

 

C’était mieux avant ? Non c’était différent, et le principe variait un peu. Mais c’est toujours la même chose, à mon goût : il s’agit de trouver des sites, de s’y créer des comptes et de rendre ceux-ci populaires, c’est-à-dire plus costauds et plus enclins à aider pour le ranking. C’est peut-être pour cela que je ne suis pas d’accord avec le fait de vouloir fondre SMO et SEO, ou de réduire le SEO au SMO aujourd’hui.

 

22 réactions sur “Esseuho ou Essemmo ?”

  1. Daniel Roch dit :

    Tout à fait d’accord avec toi : on ne peut fusionner le SMO et le SEO, ni réduire le SEO au SMO.

    Mais dès lors que l’on fait du social, on fait forcément du référencement puisque l’on référence un site et des contenus sur des réseaux sociaux, tout comme on fait du social lors de toute action de référencement puisque l’on met en avant un site Internet pour le partager avec une ou plusieurs communautés.

  2. vince dit :

    Oui Daniel, on est d’accord sur le principe que tout cela participe du référencement, au sens global du terme. Là je voulais juste spécifier ce que j’entends par « référencement » dans le cadre de mon boulot actuel, à savoir search engine optimization = ranking quoi !

  3. Hello Vince,

    J’aime bien ton approche mais au final je ne suis pas tout à fait d’accord sur un point. Aujourd’hui, je ne crois pas qu’il faille distinguer ou séparer SMO et SEO. Je pense que pour être visible de la façon la plus naturelle possible, il est nécessaire de faire les deux.

    Aujourd’hui, le crédit que j’accorde le plus au SMO, c’est le fait qu’il permette de donner confiance en tout site aux yeux des moteurs de recherche. Chaque interaction donne confiance à Google en ton site. Du coup, aujourd’hui lorsque je fais du SMO, je fais également du SEO. Bon après, on est d’accord, c’est pas ça qui te fait ranker mais quand on voit le nombre de petit jeune site qui se sont fait flinguer parce que Google ne leur accordait pas de confiance, on a de quoi penser que le SMO est un facteur de confiance important.

    Au final, j’ai à peu près la même conclusion que toi si ce n’est qu’aujourd’hui s’il ne faut pas confondre SEO et SMO, les deux sont de plus plus en plus en corrélation.

    Bonne journée,
    Thomas

  4. vince dit :

    Hello ! Tout à fait d’accord avec le terme « corrélation », qui est celui que je n’ai pas utilisé mais qui convient parfaitement pour illustrer mon propos ! Merci de ton retour.

  5. skullpat dit :

    De toute façon, de nos jours l’un ne va pas sans l’autre, on ne peut plus faire de seo sans ignorer les réseaux sociaux. L’inverse étant moins vrai forcément, puisque là à ce moment on est purement et simplement dans le smo, qu’on pourrait alors qualifier simplement, voire même bêtement, de community management. Et ce n’est pas le CM qui va positionner ton site comme il faut dans les serps, tout le monde ou presque le sait, sauf peut-être quelques CM égocentriques justement – ou malheureusement -.
    Bref, le métier de référenceur reste le plus pluridisciplinaire du web, cela nous force à nous adapter et amha, un bon seo se devra d’être de plus en plus social sans pour autant oublier qui il est à la base.

  6. SMO dit :

    Salut Vince,

    Amha, le SMO est engageant alors que le SEO n’engage que les robots…

    Comme tu le mentionne, le fait d’établir son netlinking sur des sites et outils sociaux permet d’obtenir des backlinks « sociaux », sans toutefois en maximiser l’impact, ce qui est dommage mais compréhensible (car animer un profil de manière intelligente demande du temps ou une bonne expertise en élevage de bots sociaux).

    Le SMO fait partie de ces critères parfois « indirects » qui amènent du trafic et font que les pages connaissent des montées en charge, au même titre qu’un passage à la télévision ou une bonne opération de RP. Je suis persuadé que ces pics de fréquentation « non traçables » car offline ou off-tracking font partie des critères d’appréciation de popularité d’un site.

  7. Loic Hélias dit :

    Bonjour Vince, et merci pour la mention (smo) et backlink (seo).

    Cette relation est l’objet de mon mémoire de fin d’études rendu il y a un peu moins d’un mois.
    « techniques d’acquisition de trafic naturel: du web 1 au web 3″
    J’y aborde longuement cette dualité entre les 2 métiers qui ne sont en réalité pas si éloignés que cela.

    Bien au contraire la porosité est si grande, qu’en analysant les comportements des 2 métiers que je crois bien connaître (non ?), on peut se rendre compte que le SMO n’est qu’un prolongement des techniques déjà en place dans le SEO, métier empirique de l’acquisition de trafic.

    Je m’explique:
    audience, nous sommes tous en recherche d’audience, la preuve quand tu définis des mots clés avec ton client, tu cherches les mots qui vont générer du trafic en fonction de ton espérance de ranking. La requête lecteur mp3 bordeaux par exemple ne vaut rien, donc il n’est pas seulement question de ranking, il est d’abord question d’audience naturelle ou organique.

    Même si les 2 métiers se distinguent par la qualification de leur audience l’une technique (SEO) l’autre conversationnelle (SMO), il y a toujours une réflexion sur l’utilisateur et sur son comportement… tiens, bizarre, encore un exemple de porosité entre les 2 frères ennemis.

    Après dans les faits, je te l’accorde, le SEO so’riente vers le social pour un seule avantage: le ranking factor, un SEO ne répond jamais à un commentaire sur un CP qu’il vient de diffuser-spinner-blaster (un clin d’oeil pour ton ancien CP’s), alors que le SMO (quoique…).

    C’est cette convergence qui suscite de mon côté le plus grand intérêt, il faut donner aux moteurs ce qu’ils veulent, et puis les plateformes sociales ne sont elles pas d’excellents supports de diffusion…
    Lors d’un call une personne m’a suggéré l’idée que les réseaux sociaux sont les CP’s de demain… Pourquoi pas… je pense que c’est possible, certainement pas exclusivement, mais un lien reste un lien, quelque soit sa provenance: site, blog ou réseau social.

    Une étude menée pour le compte de mon mémoire lors du dernier concours seo m’a surpris en positionnant un site sur une requête avec seulement les signaux sociaux (en mode BH SMO) et la position reste stable

    Et ça avoue que ça te fascine autant que moi 😉

    Pour en finir avec mes amis SEO qui refuse l’idée de faire du SMO, c’est vous qui avez commencé….
    – blog
    – forum

    Le SMO n’est que votre prolongement, c’est votre bébé, qui peut pour certains vous avoir échappé ^^, il n’a pas vocation à vous remplacer, il peut par contre vous aider de bien des manières…

  8. vince dit :

    Mon cher Loïc, comment te contredire ? Impossible :) En plus nous menons tellement de réflexions en parallèle de ce fameux duel SEO-SMO que oui, porosité il y a et oui, les BH sont aussi fort d’un côté de l’autre ! Cela mérite un plus long commentaire, mais je pense que celui-ci animera plutôt nos discussions, certainement avec le 3e larron avec lequel nous nous « réunissons » pour ce genre de cas. Dédicasse à lui, tiens ! (il se reconnaîtra, s’il passe par là)

  9. Aurélien dit :

    Tu l’aimes bien ce sujet pour quelqu’un qui n’aime pas ça/n’en fait pas!
    Le SMO est dans la continuité de ce que l’on fait comme le dit si bien Loic, par contre j’ai de sérieux doute sur le suivi et la communication qu’il évoque…
    Le SMO est un truc « plus fun », moins seul devant son pc, mais il reste cher, voire peu rentable : « on ne peut calculer le ROI pour Twitter, FB, blablabla » et les clients signent car il faut y être. Bref, nouvel eldorado de la famille communication.

  10. vince dit :

    @Aurélien : Oui je l’aime bien, j’avoue :)
    Blague à part, je sens que le discours sur le SEO (mis à part le tien, celui de Laurent et de quelques autres) glisse de plus en plus vers celui du SMO et c’est pour cela que je reviens dessus.
    Une fois encore, je n’évoque ici que la partie du netlinking, qui est mon job presque à plein temps depuis des mois. Je reviens là-dessus aussi parce que je souhaite rester étranger à la communication par le biais des réseaux sociaux puisque le coeur de mon job reste le ranking.
    L’idée de ce post était de montrer qu’avec un peu de veille et quelques heures de recherche, on peut tomber sur ce type de plateformes « sociales nouvelle génération », que l’on peut finalement détourner de leurs fonctionnement originel pour en faire de bons spots à BL…

  11. Loic Hélias dit :

    @Aurélien et @vince

    Attention ! Je tiens à appuyer sur la notion de ranking factor du smo.
    L’audience conversationnelle, le seo ne l’aurait jamais eude toute manière, ce n’est pas son métier ni sa vocation.
    Quand je dis donner aux moteurs ce qu’ils veulent c’est ni plus ni moins que des signaux sociaux… je n’ai pas parlé là de mettre en place une communauté réelle … c’est bien trop de travail ^^

  12. Aurélien dit :

    @Vincent: Je suis consultant en référencement et pourtant je ne limite pas mon travail au linkbuilding, bien évidemment je gère le recommandations internes, mais également un peu d’ergo, access, pub et social. Nous sommes de véritables couteaux suisse dont le but est d’amener du trafic qualifié sur un site qui va transformer. Les rapports de positions, le trafic pour le trafic, c’est fini et bien heureusement pour les clients (si ce n’est pas le cas, fuyez clients!). Oui les sites sociaux, sont intéressants pour les liens, mais pas que!

    @Loic: tu aimes bien le terme « audience conversationnelle », il était dans ton mémoire? 😉
    Oui, quelques signaux sociaux peuvent aider, mais à l’heure actuelle, ce n’est toujours pas une obligation.

  13. vince dit :

    @Aurélien : OK nous sommes des couteaux suisses, 100% d’accord avec cette dénomination : j’ai conscience que mon job ne se « limite pas » à cela. Pour autant on me paye pour netlinker (rien de plus) dans la majeure partie des cas, c’est là-dessus que j’insiste dans ce post. Mais oui, pour mes sites à moi, je ne fais pas que ça…
    Bien entendu le « rapport de positionnement » n’est plus d’actualité, mais le positionnement est encore une valeur pour de nombreux e-commerçants et autres responsables de sites !
    Quant aux réseaux, bien sûr qu’ils ne servent pas qu’à netlinker… voyons, je ne suis pas si obtus 😉

  14. Mr Cap SEO dit :

    Moi aussi j’utilise les réseaux sociaux pour avoir des liens (même nofollow) et pas pour amener des clients directement (réseau social vers site client). Je fais exactement la même différence que toi car je pense que gérer une réputation sur FB est très difficile, c’est un vrai métier qui demande beaucoup de temps (et des compétences).

    Là où l’on peut rapprocher les deux, c’est dans le fait que les liens artificiels (créé par le référenceur) sont de plus en plus difficiles à obtenir et qu’une stratégie de linkbuilding peut être intéressante à être mise en place dans quel cas une activité sociale est géniale pour relayer cette opération (jeu concours, etc).

  15. lunettes dit :

    Merci pour l’article. Personnellement, je n’ai jamais compris pourquoi on a inventé le terme SMO pour désigner le référencement sur les réseaux sociaux. Les anciens ont certainement pensé que c’était fun :) ça reste quand même un peu un mystère pour nous autres débutants. A mon humble avis, il n’y a pas débat, le SMO est une branche du SEO.

  16. Bonjour Vince merci pour l’article. La limite entre SEO et SMO pour les non initiés est mince. Du moment qu’on leur dit qu’on fait du marketing sur internet, les gens on tendance à penser aux deux sans faire la distinction.

  17. permis taxi dit :

    Moi qui ne suis pas du tout un spécialiste de SMO, du SEO non plus d’ailleurs, j’aurais tendance à dire que le SMO est simplement une évolution du SEO, qui a en fait pour but de rendre l’ensemble plus fort, avec d’autres sortes de liens qui n’apporte pas forcément beaucoup de jus mais qui viennent soutenir l’ensemble de la fondation faite avec du SEO pur. C’est comme ça que le conçois en tout cas.

  18. Big bag dit :

    Bonjour à tous, waouh ! Fort intéressant l’article ainsi que les commentaires. En tant que débutante j’apprends énormément. C’est vrai je ne pense pas que l’un va s’en l’autre aujourd’hui. Tout évolue et change.

  19. Naomie dit :

    Merci pour ces précisions. Je trouve ça très bien que les réseaux sociaux comptent dans le référencement, c’est d’une telle ampleur aujourd’hui que ça aurait été dommage que ça ne soit pas pris en compte. En même temps, l’engouement pour les réseaux sociaux et leur intérêt dans le référencement sont inévitablement liés, ils vont de pair c’est sûr

  20. actualité dit :

    Ce que je pense c’est qu’on peut faire du seo sans faire du smo, l’inverse est moins sur ;-), le seo reste le socle, le reste vient se poser dessus…

  21. club auto mma dit :

    Bonjour,

    Tout à fait en phase avec ce billet : les plate-formes sociales constituent ni plus ni moins qu’un champ d’action supplémentaire pour générer du backlink, à l’image des anuaires, sites de cp ou autres digg-like

  22. Elodie dit :

    Très bon article merci ! Perso je crois que les SEO ont encore de beaux jours devant eux et que un backlink sera toujours supérieur à un like pendant longtemps.
    @Actualité je suis entièrement d’accord 😉