Désavouer ou noyer, une question culturelle ?

N’en déplaise à ceux qui me voient comme un référenceur à plans, j’ai toujours considéré, depuis que j’ai fait miennes les attributions du SEO, qu’il fallait utiliser sa tête (et se sortir les doigts de là où les a rangés), prendre son courage à deux mains, passer du temps à regarder, observer, trier, tester, affiner… pour faire ce job de la meilleure façon.

Bourriner c’est rigolo mais…

Alors oui moi aussi j’ai passé – et passe encore d’ailleurs – des heures sur Scrapebox chaque semaine, oui j’aime bien trouver des plans sympas qui me permettent d’avoir la sensation d’être le seul au monde à placer un lien là où personne n’avait pensé à se placer, là où aucun de mes {concurrents|confrères} n’avait de BL ; moi aussi j’ai lu scrupuleusement ce qui se disait sur seoblackout et agi en conséquence (ah ce fameux plan à propos de Tumblr, publié pour être supprimé du blog une heure plus tard et sur lequel j’avais eu la chance de tomber!!!), bourriné, abusé, surabusé…

Pour autant cela n’a jamais constitué plus que la partie rigolote de mon travail : oui c’est drôle, c’est amusant même, d’envoyer tout à coup des commentaires à gogo via un Comment poster de folie, de créer des tumblogs aux noms si sémantiques et de liker et de rebloguer à outrance… je me suis éclaté ! Mon métier n’étant pas de passer ma vie à me marrer ou à m’amuser comme un sale gosse que je suis encore parfois, j’ai essayé autant que faire se peut depuis que je suis indépendant, de construire des choses. J’en viens donc (enfin) à un propos qui colle avec mon titre. Faire du lien, c’est mon job, mais pas seulement : faire DES lienS c’est mieux, c’est même cela l’essence à laquelle je carbure.

 

tumblr_logo

L’idée que je développe depuis que je suis capable d’envisager une linkwheel tout seul comme un grand (et il m’aura fallu du temps et des bons génies pour cela) c’est qu’il faut diversifier, encore et toujours, et je suis partisan depuis que je travaille seul qu’il est absolument nécessaire de varier, encore et encore : dofollow, nofollow, image, URL, ancre, NDD…

Désavouer, quelle galère !

En développant ces façons de faire, que parfois on m’a reprochées ou pour lesquelles je ne me retrouvais pas forcément dans les écrits et autres tweets de mes confrères, j’en suis parvenu d’une part à ne pas avoir à désavouer, et d’autre part à ne pas faire subir de plein fouet aux sites pour lesquels j’avais bossé (à peu d’exceptions près) les foudres des animaux imaginés par notre cher moteur de recherche de classe internationale.

Pour être plus clair (et plus trivial) : pas besoin de désavouer, pas besoin de baisser mon froc devant devant Google pour qu’il constate à quel point j’ai les fesses propres, pas besoin de faire amende honorable devant le sacro-saint algorithme, pas besoin de passer des heures à déconstruire ce que j’avais construit, pas besoin non plus de devoir me justifier sur des pratiques douteuses ou franchement crades, pas besoin enfin d’avoir cette sensation que je me suis fait avoir !

absolution

Je suis, je le reconnais, un partisan d’une sorte de clash des civilisations, mais pas celles dont on parle régulièrement dans les médias : je parle du clash entre façons de penser anglo-saxonnes et latines. Moi je suis français, latin donc. Dénoncer, ce n’est pas mon truc, me flageller pour obtenir le pardon ou l’absolution non plus. Assumer publiquement mes conneries pour racheter mes fautes, encore moins ! Je laisse cela aux anglo-saxons et à leurs admirateurs. Parce que oui, c’est ce que je pense au fond : les ricains, germains et anglois, voire scandinaves ont cette façon de voir les choses et les relations que je n’ai pas faites miennes.

Je n’aime pas cette idée que l’on fasse du travail dégueulasse et qu’ensuite on se rachète, à la façon d’un Bill Clinton, pris la main dans le sac, mentant publiquement (I did not have sexual relations with that woman) pour ensuite s’épancher en excuses et en demandes de pardon, pour finalement être à nouveau sur le devant de la scène, devenant même peut-être l’an prochain le mari de la première présidente amerloque (qui, malgré ses cornes envahissantes, n’en a pas pour autant mis de côté ses ambitions).

Ainsi je ne désavoue rien, je ne dénonce personne à Google, je construis, patiemment, lentement (parfois trop lentement au goût de mes clients), précautionneusement mais sûrement, noyant les liens flagants parmi des séries de liens plus naturels (naturel mes fesses!), mal considérés par ailleurs, ou dont on découvre au détour de certains blogs SEO tout à coup que ah bah oui, dis donc, ça marche aussi ces liens là ! J’aurais dû en faire !! et avec lesquels j’ai déjà construit mes linkwheels.

Bref en un mot comme en cent, merdre ! Je n’ai pas que cela à faire, que de jouer aux Lego-SEO, moi je tâche de construire en dur, et le grand méchant loup peut bien venir souffler sur ma baraque, je fais en sorte qu’elle tienne !

 

3 réactions sur “Désavouer ou noyer, une question culturelle ?”

  1. Aurélien dit :

    Les règles du jeux étant changeantes et ne travaillant pas pour un client durant des années et depuis le début, les SEO doivent s’adapter, donc entre désavouer (lorsqu’il y a une pénalité) et noyer lorsque l’on joue avec les limites, on fait avec les moyens du bord, comme à chaque fois. 😉

    Je ne suis pas certain que cela soit que culturel (même si cela joue).

  2. Marie-Aude dit :

    Eh oui…

    n’avoue jamais, jamais, jamais, ne désavoue jamais, jamais, jamais…

    mais pour que ce soit tenable, il faut qu’il y ait, aussi, de la qualité :)

  3. vince dit :

    @Marie-Aude : Oui c’est le propos justement :)
    @Aurélien : Bon tu as compris que je jetais un pierre à ceux qui, faisaient n’importe quoi, forcent à tout « cleaner » 😉

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