Censure et suffisance

Une fois encore je me sens dans l’obligation aujourd’hui de rédiger un billet pour déclarer que pour moi, aujourd’hui tout autant qu’hier, le web est un espace de liberté. De liberté de parole s’entend. Je considère en effet que, tout comme au comptoir de mon bistrot marseillais préféré, la parole que j’énonce m’engage moi, Vincent, en tant qu’individu, à titre personnel comme à titre professionnel.

Réputation

Certes comme je suis aujourd’hui référenceur indépendant, mon petit discours sur ce blog, comme sur celui des autres, sur les forums et autres plateformes de micro-blogging… concerne ce moi professionnel. Bien sûr il s’agit toujours de moi, toujours Vincent Jamin. Mais pour moi l’un ne va pas sans l’autre, ou plutôt je ne vais pas faire semblant d’être l’un pour pouvoir être l’autre. Autrement dit ce que je dis à titre personnel, je l’assume du point de vue professionnel, et vice-versa. Je ne me soucie en effet pas, contrairement à beaucoup, de ce que l’on pourra en retirer pour me juger en tant que professionnel. Ma réputation (mon e-réputation ?) m’importe guère, et cela pour plusieurs raisons. Mais arrêtons-nous à la principale : je ne suis pas un personnage public et donc, contrairement à un politique ou à un salarié interrogé sur son entreprise ou parlant en son nom, je m’exprime pour mon propre compte. Je suis un et un seul, personnel + professionnel. Je n’ai rien à vendre, juste quelque chose à dire. Et généralement, je vais au bout de ce que j’ai à exprimer.

Censure

Seulement aujourd’hui, soucieux de se montrer sous leur meilleur jour, soucieux de l’image qu’ils donnent ou de l’image que l’on a d’eux, voire soucieux de ce que l’on pourrait dire d’eux ou de leur blog, un certains nombre de personnages du web d’aujourd’hui, professionnel(le)s et souvent blogueurs, ne permettent pas que l’on s’exprime ainsi. Manque de courage ? Mmh… Trop d’amour propre ? Ah… L’un ou l’autre, au final, cela revient au même : je leur reproche de ne pas laisser les autres donner libre cours à leur pensée en ligne. Ma première expérience de cette censure s’est faite sur le blog du cow boy du SEO, avec qui j’avais pourtant l’habitude de débattre de tout et de rien, et qui a fini ce jour-là par m’empêcher de façon définitive de m’exprimer sur blog. Est venue ensuite la volonté de Miss Monde (non pas toi Emmanuelle, l’autre) qui, chez moi, aurait préféré que j’applique la censure. Finalement, cette semaine, c’est la nouvelle coqueluche du SEO (?) qui, suite à un commentaire que je reproduis ci-dessous, a décidé de fermer les commentaires sur un billet de son blog, sur lequel pourtant il aurait été sain que le débat se poursuive.

Voilà donc le commentaire qui empêché tous ceux qui le souhaitaient (et moi en particulier) de donner leur avis et de contredire ce monsieur :

@denis szalkowski :
1)Vous avez besoin d’argent ? faites un bon petit site bien référencé (puisque vous savez de quoi vous parlez) et monétisez-le… ce sera mieux que de taper sur les autres en disant n’importe quoi !
2)veuillez noter : Je fais du référencement et c’est mon gagne-pain. Pourtant je n’ai robots.txt ni sitemap sur mon site. J’ai dit.
3)Question : Vous avez « pris 48 ans » ? Vous serez à Fleury-Mérogis à partir de quand ? C’est pour qu’on passe vous refiler des pêches (ça change des oranges et ça défoule davantage)
4)Vous m’avez presque fait sourire avec votre liste de vocabulaire précieux… presque…

Suffisance

Après fermeture complète des commentaires sur son site, il a décidé de s’en prendre  plus directement à moi :

Hier :
Ce grand professionnel autoproclamé du SEO, qui vit quelque part au sud de la Loire, en a oublié d’activer le système de permaliens sur son blog WordPress, signe de sa très, très grande expertise. Les tags, il connaît pas. Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. « Je fais du référencement et c’est mon gagne-pain. Pourtant je n’ai robots.txt ni sitemap sur mon site. » Le gugusse est titulaire d’un DEA. Il semble jeune, et pas que dans sa tête. J’ose croire qu’il a pu récemment arrêter sa cure de biactol. Même sur le titre de son site (en 3 mots), on ne parvient pas à le trouver dans l’index Google. Ouf !!! Il y a aussi un Dieu en référencement. Matt Cutts ? A la fois, d’où il part, il ne peut que progresser.

Et aujourd’hui :
Mention spéciale à ce commentateur qui, non seulement, ne dispose ni de robots, ni de sitemaps et qui ne connaît même pas les permaliens sous WordPress ! Par pure charité chrétienne, je préfère ici ne pas divulguer son nom. (C’est moi !!!) Au moins à la lecture des billets de ce site, il aura peut-être appris quelque chose.

Déconnade

Monsieur Szalkowski, hormis le conseil que je vous donnerais volontiers de vous renseigner sur les gens avant de parler d’eux, la réponse la plus neutre que je puisse vous faire aujourd’hui, je vais l’emprunter à Charles Pennequin dans pas de tombeau pour mesrine, (éditions al dante, 2008, ISBN : 978-2-84761-999-7) :

Vous êtes trop. […] Trop dans le faire. Et dans le faire beau. Trop dans le savoir. Vous êtes trop dépositaire. Vous allongez trop. Vous aimez trop l’épaisseur. […] Vous êtes trop technique. Trop dans les idées. […] Alors vous faites des blocs. Des monolithes. De la morale. Mais laissez-nous vivre. On s’en fout des dépositions. […] On veut respirer. […] Nous déconnons de toute part et ça ne fait que commencer. La déconnade est la seule contre-mesure. La contre-mesure face à ce qui nous est dit […] Votre pensée est la mesure qui convient trop à notre temps.

 

 

4 réactions sur “Censure et suffisance”

  1. Erwan dit :

    Mouais, je m’emporte parfois aussi et ça fait chier de se prendre la tête avec des personnes pour des choses alors qu’on a même pas forcément de dent contre eux.

    Au final, je fuis les forums et j’écris de moins de moins pour éviter de déboucher sur des discussions stériles.

  2. vince dit :

    Tu n’as pas tort et je crois que cette fois, je vais peut-être lâcher le blogging et le reste… peut-être… 😉

  3. tunitoons dit :

    vive la liberté d’expression !!!

  4. oui c’est une très belle progression cette liberté de dire tout ce que l’on pense j’ai adoré